L’Adayé Tour 2025 s’impose comme un projet structurant pour la Côte d’ Ivoire à l’approche des élections présidentielles. Lancé le 19 mai 2025 à Bondoukou, cette caravane itinérante, orchestrée par la Fondation Adayé Kessié, place la prévention de la violence et la cohésion sociale au cœur de son action. Son objectif ? Créer un climat de confiance entre populations, acteurs politiques et leaders locaux, pour éviter les crises post-électorales, comme celles survenues en 2011.
Le commissaire régional du Gontougo, Didier Yeboua, représentant du ministre d’État Kobena Kouassi Adjoumani, insiste sur l’urgence de cette démarche : *« Les populations sont en droit d’être inquiètes, mais le Adayé Tour 2025 va décrisper l’atmosphère et favoriser la sérénité. C’est ensemble que nous dirons « non » aux crises post-électorales »*.

Soutien politique et engagement local : les piliers du Adayé Tour 2025
Le succès de cette initiative repose sur un réseau d’acteurs variés. Le ministre d’Etat Kobenan Kouassi Adjoumani voit, selon M. Didier Yeboua, dans le Adayé Tour 2025 un outil de développement national. Par ailleurs, le préfet de Tanda a mobilisé le corps préfectoral pour accompagner la caravane, soulignant « l’importance de la collaboration pour le développement du pays ».
Du côté des autorités traditionnelles, le roi des Bron, Nanan Adingra Kouassi Adjemane, ainsi que les chefs de province, de village et de quartier, ont apporté leur soutien. Le représentant du grand imam de Bondoukou a également salué cette démarche inclusive, rappelant que « construire la Côte d’Ivoire exige l’union de tous ».
Un festival pour la paix : renouer avec l’héritage ancestral
Au-delà des discours, le Adayé Tour 2025 se concrétise par des actions terrain. Un festival itinérant traversera, entre autres, des localités clés comme Sorobango, Sandégué ou Kouassi-Datékro. Selon Bini Daouda Ouattara, commissaire général de l’événement, « ce festival rappelle que la cohésion sociale, héritée de nos ancêtres, est la clé du vivre-ensemble dans le royaume Bron ».

Des conférences animées par des spécialistes de la paix et des comités locaux seront organisées pour pérenniser les messages de tolérance. « Nous installons des comités dans chaque département pour que les populations entretiennent elles-mêmes la paix », explique Ouattara.
Préserver les coutumes et impliquer les jeunes générations
L’Adayé Tour 2025 ne se limite pas à la prévention électorale. Il vise aussi à revitaliser les traditions en voie de disparition, en collaboration avec les ministères de la Culture et du Tourisme. « Nos ancêtres ont instauré cette cohésion ; nous devons la transmettre aux jeunes », souligne Bini Daouda Ouattara.
Cette dimension culturelle passe par des ateliers, des contes et des rituels traditionnels, permettant aux populations de se réapproprier leur héritage. Une approche saluée par les chefs kabla (chefs de communautés), garants des usages ancestraux.
Vers une Côte d’Ivoire apaisée : les défis du Adayé Tour 2025
Si l’enthousiasme est palpable, les défis restent nombreux. La caravane devra convaincre dans des régions parfois méfiantes face aux initiatives externes. Toutefois, la présence massive des leaders locaux lors du lancement témoigne d’une réelle adhésion.
L’Adayé Tour 2025 incarne un espoir pour une Côte d’Ivoire unie. Comme le résume Didier Yeboua : « Cette initiative prouve que la paix n’est pas un idéal lointain, mais le fruit d’actions concrètes et collectives ».
Jacques Anderson





