L’Africa Ceo Forum 2025 a débuté le 12 mai à Abidjan sous les auspices du Président ivoirien Alassane Ouattara. Réunissant plus de 3 000 participants, dont plusieurs chefs d’État africains, cet événement se positionne comme un accélérateur de collaborations stratégiques. Dans son discours inaugural, Alassane Ouattara a insisté sur l’urgence de solutions concrètes pour soutenir les entreprises locales et favoriser une croissance inclusive.

« Je souhaite que cette rencontre soit un moment de vérité et d’engagement », a déclaré le Président, soulignant l’importance d’un dialogue public-privé efficace. Avec une croissance économique projetée à 6,25 % en 2025, la Côte d’Ivoire incarne cette dynamique, mais le Chef de l’État a rappelé la nécessité de renforcer la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF) pour stimuler les échanges intra-africains.
Côte d’Ivoire : Un modèle de résilience économique
En marge de l’Africa Ceo Forum 2025, le Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé a dressé un bilan éloquent de la transformation économique du pays. Depuis 2012, la Côte d’Ivoire affiche une croissance annuelle moyenne de 6 %, avec un PIB passé de 20 à 80 milliards de dollars. « Notre objectif est d’atteindre 100 milliards d’ici 2030 », a-t-il annoncé, soulignant une agriculture compétitive, une industrie en expansion et un secteur tertiaire dynamique.

Ces performances, saluées par les agences de notation (Moody’s, Fitch Ratings), reposent sur un cadre macro-économique solide et des réformes structurelles. Car le taux d’investissement, passé de 13 % à 23 % du PIB, illustre cette attractivité. « La paix et la stabilité sont nos atouts majeurs », a rappelé Beugré Mambé, rassurant les investisseurs sur la sécurisation des projets.
Africa Ceo Forum 2025 : Les chefs d’État plaident pour l’intégration régionale
Lors d’un panel présidentiel historique, les dirigeants africains ont unanimement défendu un partenariat public-privé renforcé. Cyril Ramaphosa, Président sud-africain, a appelé à démanteler les barrières administratives, notamment les visas, pour faciliter les échanges. Ensuite, Paul Kagame, Président rwandais, a insisté sur la poursuite des réformes : « L’Afrique a les ressources et la vision. Organisons-nous ! »

Du côté mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani a évoqué des projets énergétiques ambitieux, comme le programme national à 1,25 milliard de dollars, invitant le secteur privé à s’impliquer. Tiémoko Meyliet Koné, Vice-Président ivoirien, a quant à lui rappelé l’importance d’une bonne gouvernance pour attirer les investissements.
Secteur privé : Levier incontournable pour une Afrique prospère
En outre, Makhtar Diop, Directeur général de la Société Financière Internationale (SFI), a martelé un message clé lors de l’Africa Ceo Forum 2025 : « Investir dans le capital humain et créer des emplois durables doit être une priorité. » Avec sa stratégie 2030, la SFI prévoit d’augmenter ses financements au secteur privé africain, tout en mobilisant des capitaux internationaux.
Christel Heydemann, PDG d’Orange, et Amir Ben Yahmed, directeur de Jeune Afrique, ont abondé dans ce sens. Pour eux, des politiques publiques ambitieuses et un climat des affaires attractif permettront l’éclosion de champions nationaux. « Le secteur privé innove et embauche. Donnons-lui les moyens d’agir », a résumé Heydemann.
Comment l’Africa Ceo Forum 2025 promeut-il le partenariat public-privé en Afrique ?
L’Africa Ceo Forum 2025 s’achève sur des engagements tangibles. La Côte d’Ivoire, avec son Plan National de Développement (PND), vise une croissance de 7 % annuels, tandis que la ZLECAF pourrait générer 600 milliards de dollars de PIB supplémentaire d’ici 2030.
C’est pourquoi, Alassane Ouattara a résumé l’esprit de l’événement : « Travaillons ensemble pour une Afrique résiliente, innovante et fière de ses champions. »
Jacques Anderson





