Devant un parterre de journalistes, Coulibaly-Kuibiert Ibrahime, président de l’institution, a scellé le destin du fichier électoral ivoirien : « La Commission Centrale vient d’arrêter la Liste Électorale Définitive », déclare-t-il, soulignant le respect strict de l’article 11 du Code électoral. Initialement prévue pour le 20 juin, cette accélération répond aux demandes des partis politiques, prouvant l’agilité opérationnelle de la CEI.
- Pourquoi l’arrêt de la liste électorale définitive est-il crucial ?
- Les étapes clés avant l’arrêt définitif
- Les chiffres phares de la liste électorale 2024-2025
- L’impact de l’arrêt de la liste électorale définitive sur le processus électoral
- Défis relevés et imperfections assumées
- Une liste héritière de l’histoire démocratique ivoirienne

Pourquoi l’arrêt de la liste électorale définitive est-il crucial ?
L’arrêt de la liste électorale définitive n’est pas une simple formalité. Il marque la fin irréversible des modifications du fichier électoral, offrant une base légale incontestable pour le scrutin du 25 octobre 2025. Comme le rappelle le président de la CEI : *« Conformément au décret 2024-792, cette liste est le fruit d’un processus rigoureux incluant révisions, audits populaires et contentieux. »** Sans cet arrêt définitif, l’élection présidentielle risquerait des contestations majeures, ébranlant la stabilité démocratique.
Les étapes clés avant l’arrêt définitif
- Révision de la liste électorale (19 octobre – 17 novembre 2024) : Prolongée d’une semaine pour intégrer les demandes des partis politiques et de la société civile.
- Traitement des données : Croisement avec les fichiers du Ministère de la Justice (radiations des décédés ou personnes déchues de leurs droits) et du Ministère de l’Intérieur.
- Audit populaire et contentieux : Examen des réclamations soumises avec preuves justificatives. « Seules les réclamations pertinentes ont été retenues », précise Coulibaly-Kuibiert.
- Validation biométrique : Neutralisation des éventuelles imperfections résiduelles pour garantir la sincérité du scrutin.
Les chiffres phares de la liste électorale 2024-2025
- Électeurs inscrits : 8 727 431 (+715 006 vs 2023, soit +8,92%).
- Parité : 4 508 948 hommes (51,66%) / 4 218 483 femmes (48,34%).
- Logistique : 11 906 lieux de vote (+989) et 25 678 bureaux de vote (+2154).
Ces chiffres, publiés après l’arrêt de la liste électorale définitive, reflètent une inclusion massive de jeunes et une couverture territoriale élargie.
L’impact de l’arrêt de la liste électorale définitive sur le processus électoral
Avec l’arrêt de la liste électorale définitive, la CEI ouvre la voie aux étapes suivantes :
- Consultation publique : Disponible dès le 4 juin 2025 sur le site de la CEI et via les opérateurs téléphoniques.
- Parrainage citoyen : Les candidats auront 3 mois pour collecter les signatures sur la base de la liste définitive, comme exigé par les partis. « Cette condition d’éligibilité sera examinée plus sereinement par le Conseil Constitutionnel », souligne le président.
- Calendrier serré : Aucune nouvelle révision n’est possible sans compromettre la date constitutionnelle du scrutin.
Défis relevés et imperfections assumées
Coulibaly-Kuibiert Ibrahime le reconnaît : « La liste électorale est tributaire de son passé : usage peu rigoureux des actes d’état civil et accords politiques antérieurs. » Mais il rassure :
- Les imperfections substantielles, documentées par des preuves, ont été corrigées.
- La biométrie rend les erreurs résiduelles « inoffensives » pour l’intégrité du vote.
« C’est notre histoire commune. Assumons-la pour l’améliorer ensemble, sans passion ni esprit de guerre », lance-t-il, appelant à l’unité nationale.
Une liste héritière de l’histoire démocratique ivoirienne
Cette liste n’est pas née ex nihilo. Elle prolonge un fichier certifié par l’ONU en 2010, ayant servi aux élections des présidents Félix Houphouët-Boigny, Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Elle a aussi permis les élections locales (conseillers régionaux/municipaux) et la formation de groupes parlementaires. « Elle est prête à être le référentiel des prochaines échéances », affirme le président de la CEI.
L’arrêt de la liste électorale définitive clôt un chapitre technique et ouvre celui de la mobilisation citoyenne. Comme le résume Coulibaly-Kuibiert Ibrahime, citant Aimé Césaire : « La Nation n’est pas une construction, mais un mûrissement. » La CEI appelle désormais tous les acteurs à cultiver un climat de paix, garant de l’État de droit. Prochaine étape : le parrainage citoyen, dont les modalités seront communiquées « à très brève échéance ». A LIRE AUSSI : Bouna dévoile les résultats du CEPE 2025 : un taux de 84,72% malgré un recul.
Jean Michel





