Du 26 au 30 mai 2025, Abidjan abrite les Assemblées annuelles de la BAD, réunissant plus de 5 000 acteurs clés du développement africain. Chef d’État, ministres, experts économiques et représentants du secteur privé se sont rassemblés autour du thème : « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour favoriser son développement ». Un slogan ambitieux, porté par une volonté commune de transformer les défis en opportunités.
- Assemblées annuelles 2025 de la BAD : les défis économiques au cœur des débats
- Coopération BAD-Côte d’Ivoire : un modèle de réussite salué par Ouattara
- Assemblées annuelles 2025 de la BAD : quel rôle pour les médias africains ?
- Les leaders africains unis pour un avenir commun
- Les Assemblées annuelles 2025 de la BAD, une feuille de route pour l’Afrique
À l’ouverture officielle, ce mardi 27 mai, le président ivoirien Alassane Ouattara a salué le rôle central de la Banque africaine de développement (BAD) dans la croissance du continent. « Depuis 1964, la BAD a profondément transformé le paysage économique et social de l’Afrique », a-t-il rappelé, soulignant une coopération fructueuse avec la Côte d’Ivoire.

Assemblées annuelles 2025 de la BAD : les défis économiques au cœur des débats
Dans un contexte mondial marqué par l’inflation, les tensions commerciales et les crises géopolitiques, les Assemblées annuelles 2025 de la BAD ont abordé des sujets brûlants. Le président Ouattara n’a pas caché ses inquiétudes : « Les pressions inflationnistes et les risques de surendettement menacent les économies africaines ».
Pourtant, l’espoir persiste. Les projections du FMI annoncent une croissance de 4 % en Afrique d’ici 2026. Pour y parvenir, Ouattara a plaidé pour des investissements massifs dans les secteurs sociaux et une mobilisation stratégique du capital humain. « L’Afrique dispose d’une population jeune, talentueuse et d’opportunités d’investissement attractives », a-t-il insisté, appelant à une transition vers des économies inclusives, vertes et résilientes.
Coopération BAD-Côte d’Ivoire : un modèle de réussite salué par Ouattara
Parmi les temps forts des Assemblées annuelles 2025 de la BAD, la célébration du partenariat entre l’institution et la Côte d’Ivoire a retenu l’attention. « La BAD est un partenaire clé dans la réalisation de nos Plans nationaux de développement », a déclaré Alassane Ouattara.

Ce succès repose sur une collaboration étroite avec Akinwumi Adesina, président sortant de la BAD, et Nialé Kaba, ministre ivoirienne de l’Économie. Leur duo, qualifié de « couple efficace », a permis de financer des projets structurants, notamment dans les infrastructures et l’éducation. « Leur approche intégrée a recentré la BAD sur les leviers essentiels du développement inclusif », a salué Ouattara.
Assemblées annuelles 2025 de la BAD : quel rôle pour les médias africains ?
Le président ivoirien a lancé un plaidoyer vibrant en faveur d’un nouveau récit médiatique pour l’Afrique. « Les médias doivent montrer les aspects positifs et réjouissants de notre continent », a-t-il exhorté, critiquant la couverture souvent négative des télévisions internationales.
Cet appel s’inscrit dans une volonté de valoriser les réussites locales et d’inspirer les jeunes générations. « Les Africains font des efforts considérables. Ces histoires méritent d’être racontées », a-t-il ajouté, saluant la présence de journalistes venus des cinq continents.
Les leaders africains unis pour un avenir commun
Les Assemblées annuelles 2025 de la BAD ont aussi été l’occasion de renforcer les liens entre pays africains. En marge de l’événement, Alassane Ouattara a échangé avec John Dramani Mahama (Ghana), Azali Assoumani (Comores) et Ali Lamine Zeine (Niger), soulignant l’importance de la coopération régionale.
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, intervenu par visioconférence, a apporté son soutien : « L’Afrique doit être au cœur des solutions globales, notamment face aux défis climatiques et économiques ».
Les Assemblées annuelles 2025 de la BAD, une feuille de route pour l’Afrique
Les Assemblées annuelles 2025 de la BAD ont confirmé le rôle incontournable de l’institution dans le développement du continent. Entre diagnostics lucides et solutions concrètes, l’événement a tracé une voie vers une Afrique plus autonome et prospère.
Comme l’a résumé Alassane Ouattara : « Libérer le potentiel africain nécessite une mobilisation collective. La BAD en est le catalyseur ». Reste désormais à transformer ces engagements en actions tangibles pour les populations. A lire aussi : Bouna : un atelier structurant pour le développement local.
Jean Michel





