Le tribunal provincial de Bioko a condamné Baltasar Ebang Engonga, ancien directeur de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF), à huit ans de prison ferme. De plus, une amende de 125,4 millions de francs CFA (environ 190 000 euros) lui a été infligée. Selon Hilario Mitogo, directeur général de presse de la Cour suprême de justice de Malabo, ces sanctions font suite à une affaire de détournement de fonds publics. Cinq autres hauts fonctionnaires ont également été jugés pour des faits similaires.
Le scandale des sextapes impliquant Baltasar Ebang Engonga
Par ailleurs, l’affaire a pris une ampleur médiatique inattendue lorsque des sextapes mettant en scène Baltasar Ebang Engonga ont fuité sur les réseaux sociaux. Ces vidéos, tournées dans des lieux divers dont son bureau au ministère des Finances, montraient le haut fonctionnaire avec différentes partenaires, dont des épouses de dignitaires locaux. Cette révélation a provoqué un buzz international et mis en lumière les tensions au sein de l’élite équatoguinéenne.
L’impact médiatique et les réactions des autorités
Face à la viralité des contenus, les autorités équatoguinéennes ont limité l’accès à internet pour freiner leur diffusion. Toutefois, le phénomène dit « effet Baltasar » a dépassé les frontières du pays, donnant lieu à des chansons et même des photomontages humoristiques. Malgré cela, la condamnation de Baltasar Ebang Engonga reste ancrée dans les faits de détournement de fonds, et non dans le scandale moral.
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Qui est vraiment Baltasar Ebang Engonga ?
Surnommé « Bello » en raison de son physique, Baltasar Ebang Engonga est un quinquagénaire marié et père de famille. Il est aussi le fils de Baltazar Engonga Edjo, président de la commission de la Cemac. Cette affaire illustre les enjeux de la lutte contre la corruption en Afrique centrale et interroge sur l’usage des réseaux sociaux comme outil de déstabilisation.
Jean Michel





