Du 22 au 23 mai 2025, la préfecture de Bouna (Côte d’Ivoire) a accueilli un atelier national de concertation dédié au barrage multi-usages de Noumbiel. Présidé par M. Yacouba Doumbia, préfet du Bounkani, cet événement s’inscrit dans le cadre du Projet d’Amélioration de l’Environnement propice à la Gestion Durable des Ressources en Eau (PAGERE). L’objectif ? Établir un mécanisme de gestion des plaintes et garantir une gouvernance inclusive.
Situé sur la rivière Noumbiel au Burkina Faso, ce barrage multifonctionnel vise à répondre aux besoins cruciaux en eau potable, irrigation, énergie hydroélectrique et régulation des crues. « Le barrage de Noumbiel est bien plus qu’une infrastructure : c’est un catalyseur de stabilité et de progrès pour les populations riveraines », affirme M. Dibi Milligo, Directeur exécutif adjoint de l’ABV.

Les avantages du barrage multi-usages de Noumbiel pour le Bounkani
Avec le réchauffement climatique, les sécheresses et inondations se multiplient dans le bassin de la Volta. Le barrage multi-usages de Noumbiel se positionne comme une solution intégrée :
- Sécurité hydrique : Approvisionnement en eau potable pour des milliers de foyers.
- Agriculture résiliente : Irrigation de terres cultivables, boostant la production locale.
- Énergie verte : Production d’électricité pour réduire la dépendance aux énergies fossiles.
- Prévention des crues : Protection des villages contre les inondations saisonnières.
« Ce projet incarne l’équilibre entre développement humain et préservation environnementale », souligne M. Kouassi Kouamé Auguste, coordonnateur national de l’ABV en Côte d’Ivoire.
Coopération régionale : l’ABV au cœur du projet
Le barrage multi-usages de Noumbiel transcende les frontières. Piloté par l’ABV, il unit six pays membres (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Mali, Togo) autour d’une vision commune. En Côte d’Ivoire, la région du Bounkani, longtemps marginalisée, y voit une opportunité de renforcer sa sécurité alimentaire et de dynamiser son économie.
« La réussite de ce projet repose sur l’implication de tous : États, partenaires techniques et communautés locales », insiste M. Milligo. Une approche participative qui a guidé l’atelier de Bouna, où chefs traditionnels, ONG et représentants étatiques ont partagé leurs attentes.
L’impact environnemental du barrage multi-usages de Noumbiel en Afrique de l’Ouest
Avant le lancement des travaux, des études d’impact environnemental et social seront menées pour minimiser les risques écologiques et garantir le respect des droits des populations. Ces analyses, financées par la Banque Africaine de Développement (BAD) via la Facilité africaine de l’eau (FAE), sont cruciales pour obtenir l’adhésion locale.
« L’objectif est de construire un dialogue permanent avec les habitants, afin que le barrage profite à tous sans exclusion », précise M. Doumbia. Une feuille de route qui inclut des consultations régulières et des dispositifs de transparence.
Un avenir partagé autour de l’eau
Le barrage multi-usages de Noumbiel symbolise une nouvelle ère pour l’Afrique de l’Ouest. En combinant innovation technique et coopération régionale, il ouvre la voie à un développement durable et inclusif. Soutenu par des financements robustes (BAD, FAD) et une gouvernance rigoureuse, ce projet rappelle une évidence : l’eau, source de vie, peut aussi être source de paix.
As-Sobour





