Un vent nouveau souffle sur la gestion des écosystèmes en Afrique de l’Ouest ! Ce vendredi 25 juillet 2025, la ville de Bouna (Côte d’Ivoire) a accueilli un événement fondateur : l’installation officielle de la Coordination Nationale des Usagers et Usagères (CNU) des ressources naturelles du bassin de la Volta. Cet atelier, bien plus qu’une formalité administrative, incarne une avancée majeure vers une gouvernance inclusive des ressources naturelles où chaque voix compte.
- L’acte fondateur d’une gouvernance inclusive des ressources naturelles
- La CNU : pilier d’une gouvernance inclusive des ressources naturelles transfrontalière
- Une voix territoriale : l’humain au cœur de la gouvernance inclusive des ressources naturelles
- Un bassin sous tension : pourquoi une gouvernance inclusive des ressources naturelles s’impose
- Bouna, laboratoire d’un nouveau modèle
L’acte fondateur d’une gouvernance inclusive des ressources naturelles
Sous l’égide de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV), cet atelier stratégique a mobilisé une cinquantaine d’acteurs clés. Parmi eux figuraient des représentants des communautés locales, des autorités territoriales, des experts des eaux et forêts, ainsi que des techniciens du Partenariat Mondial de l’Eau en Afrique de l’Ouest (GWP-AO). Par ailleurs, le projet REWarD-Volta River Basin, financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), a fourni le cadre financier indispensable.

Yacouba Doumbia, préfet de la région du Bounkani, a présidé les travaux avec une conviction affirmée :
Ce mécanisme répond à une nécessité vitale de dialogue et de gouvernance partagée. Il permettra aux usagers d’être des protecteurs actifs de nos écosystèmes. En somme, c’est un outil pour la paix et la résilience régionale.
Yacouba Doumbia
La CNU : pilier d’une gouvernance inclusive des ressources naturelles transfrontalière
Conformément à l’article 121 de la Charte de l’Eau du bassin de la Volta, la création des CNU dans les six pays membres est un jalon stratégique. En effet, cette structure prévient les conflits d’usage, optimise les bénéfices partagés et sécurise les écosystèmes dans une logique de solidarité.
Salifou Dene, expert de l’ABV, a souligné l’innovation portée par cette démarche :
Les politiques de gestion durable échouent sans l’implication directe des usagers. Désormais, la CNU n’est pas consultative : elle est un pilier égal aux institutions étatiques. Les populations, premières touchées par la dégradation environnementale, en deviennent les premiers gardiens.
De surcroît, l’ABV s’engage à accompagner techniquement et financièrement les six pays dans l’opérationnalisation des CNU.
Une voix territoriale : l’humain au cœur de la gouvernance inclusive des ressources naturelles
Kouassi Kouamé Auguste, directeur de la Protection des Ressources en Eau (Côte d’Ivoire), a rappelé l’ancrage local décisif de cette démarche :
« La gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) commence à Bouna. Car ce sont les acteurs locaux qui détiennent les clés des solutions adaptées. Ainsi, leur inclusion n’est pas optionnelle : elle est la colonne vertébrale de notre action. »
L’enthousiasme des participants illustre cette dynamique. Ouattara Affissata, présidente de l’association des femmes du Bounkani, témoigne :
Nous avons désormais une voix et une responsabilité. Concrètement, nous veillerons sur l’eau et la terre pour nos enfants. »
Ouattara Affissata
De même, Sidibé Issa, représentant des éleveurs du Gontougo, insiste :
« Le bassin de la Volta, c’est notre vie. Grâce à la CNU, nous agissons comme sentinelles de notre destin. »
Un bassin sous tension : pourquoi une gouvernance inclusive des ressources naturelles s’impose
Le bassin de la Volta, vital pour 35 millions de personnes, affronte des défis croissants : pression agricole, déforestation, pollution hydrique et vulnérabilité climatique (indice ND-GAIN ONU : 0,499). Pourtant, la portion ivoirienne, bien que modeste, joue un rôle pivot dans la coopération transfrontalière.

Face à ces enjeux, la CNU incarne une réponse adaptée :
- Prévention des conflits par le dialogue continu.
- Optimisation des ressources via une planification concertée.
- Résilience climatique construite sur les savoirs locaux.
Bouna, laboratoire d’un nouveau modèle
L’atelier de juillet 2025 dépasse la symbolique : il amorce une transformation tangible des modes de gestion. La Côte d’Ivoire valide ici son engagement pour une gouvernance solidaire et inclusive du bassin de la Volta.
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Le message est clair : l’avenir des ressources naturelles se co-construit avec celles et ceux qui les font vivre au quotidien.
As-Sobour





