L’après-midi du vendredi 18 juillet 2025 a plongé le quartier populaire Gborontchara, à Bouna, dans la panique. En effet, un violent incendie de dépôt gaz s’est déclaré vers 14h30 dans un local de stockage de bouteilles de gaz domestique, situé en plein cœur d’une zone résidentielle dense. Selon une jeune témoin, présente sur les lieux, l’origine du sinistre est double.
D’une part, le propriétaire effectuait un transvasement de gaz entre bouteilles, pratique extrêmement risquée. D’autre part, la même jeune fille préparait des « tofis » (bonbons au lait) sur un feu à proximité immédiate. Ce mélange explosif a provoqué une brusque déflagration, embrasant instantanément le dépôt. « C’était terrifiant, les flammes ont jailli d’un coup », confie-t-elle, encore choquée.

L’intervention décisive face au brasier
Alertés, les pompiers civils de l’ONPC sont intervenus avec célérité pour limiter cet incendie de dépôt gaz. À leur arrivée, ils ont fait face à un brasier alimenté par les nombreuses bonbonnes entreposées. Une épaisse fumée noire obscurcissait le ciel, amplifiant la terreur des habitants. Aidés par deux volontaires de la Croix-Rouge ivoirienne, les sapeurs-pompiers ont mené une opération périlleuse pour circonscrire les flammes et empêcher une explosion en chaîne ou une propagation aux habitations voisines.
Malgré une chaleur étouffante et un danger constant, leur courage et leur professionnalisme ont permis de maîtriser le feu et de sécuriser la zone.
C’est un véritable miracle, tant les conséquences auraient pu être dramatiques si les bonbonnes avaient explosé les unes après les autres.
Jean-Marie, un riverain
Des blessés et un débat urgent sur la sécurité
Cet incendie dépôt gaz a eu des conséquences humaines directes. Le gérant du dépôt, surpris par le feu lors du transvasement, a subi de graves brûlures aux deux bras. Évacué en urgence à l’hôpital général de Bouna puis transféré vers un centre spécialisé à Abidjan, son état est désormais stable.

Par ailleurs, cet incident relance avec acuité le débat sur la sécurité des dépôts de gaz, particulièrement dans les quartiers populaires comme Gborontchara.
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En effet, le non-respect chronique des normes, combiné à des pratiques artisanales dangereuses et à la promiscuité des logements, crée un risque permanent. Les autorités locales ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour établir les responsabilités et prendre des mesures correctives. La population, quant à elle, reste profondément marquée par cette catastrophe évitée de justesse.
As-Sobour





