Le jeudi 17 avril 2025, le NOOM Hôtel Plateau à Abidjan a accueilli un événement clé pour la filière anacarde ivoirienne. Sous la houlette du Ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani, le Conseil du Coton et de l’Anacarde (CCA) a présenté son bilan à mi-parcours de la campagne 2025 de commercialisation de la noix de cajou. Un exercice de transparence salué par les professionnels du secteur, mais qui révèle aussi des défis à relever pour atteindre les objectifs fixés.
- Une ambition affichée pour la campagne 2025 de la noix de cajou: 1,15 million de tonnes de noix brutes
- Transformation locale : l’autre priorité de la campagne 2025
- Prix, qualité et lutte contre la contrebande : Les leviers d’une campagne réussie
- Défis et appels à la vigilance pour la campagne 2025 de la noix de cajou

Une ambition affichée pour la campagne 2025 de la noix de cajou: 1,15 million de tonnes de noix brutes
Dès l’ouverture de son discours, le Ministre Kobenan Kouassi Adjoumani a rappelé la feuille de route ambitieuse de cette campagne 2025 de la noix de cajou : « Une production de 1 150 000 tonnes est projetée, soit une hausse de 20 % par rapport à 2024 ». Un chiffre symbolique, qui positionne la Côte d’Ivoire comme leader mondial incontesté, avec près de 40 % des volumes globaux.
Pour y parvenir, le gouvernement a mis en place un prix plancher bord champ de 425 FCFA/kg, garanti aux producteurs. Une mesure visant à stimuler la production tout en protégeant les revenus des 350 000 planteurs recensés. Le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani précise : « Cette stratégie a permis une concurrence saine entre acheteurs, avec des prix atteignant localement 500 FCFA/kg. Une première ! ».
Transformation locale : l’autre priorité de la campagne 2025
Si la quantité produite impressionne, l’enjeu majeur reste la valorisation locale des noix brutes. En 2025, l’objectif est d’approvisionner 400 000 tonnes (35 % de la production) aux 36 usines de transformation actives sur le territoire. En outre, le ministre Adjoumani souligne : « La fenêtre d’achat réservée aux transformateurs locaux, du 18 janvier au 15 mars 2025, a permis de dépasser les attentes. 322 747 tonnes ont déjà été traitées, soit 80 % de notre cible annuelle ».
Un bond significatif par rapport à 2024, où seulement 150 000 tonnes étaient transformées localement. Cette dynamique s’explique par des incitations fiscales et un accompagnement technique renforcé. Cependant, des interrogations subsistent sur la capacité des unités à absorber la totalité des 400 000 tonnes promises, notamment face aux défis logistiques et énergétiques.
Prix, qualité et lutte contre la contrebande : Les leviers d’une campagne réussie
Autre indicateur clé : la qualité marchande. Avec un rendement moyen en amande de 48 lbs et un taux d’humidité contenu à 9,02 %, les produits ivoiriens répondent aux standards internationaux. « Ces performances renforcent notre crédibilité auprès des acheteurs étrangers », se félicite le Ministre Adjoumani.
Mais le succès de la campagne 2025 de la noix de cajou repose aussi sur la lutte contre la contrebande. Les régions frontalières, traditionnellement vulnérables, ont vu leurs volumes collectés augmenter de 15 % grâce à une collaboration accrue entre préfets, douanes et forces de l’ordre.
Sans leur engagement, ces résultats n’auraient pas été possibles.
Le Ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani
Défis et appels à la vigilance pour la campagne 2025 de la noix de cajou
Malgré ces avancées, le bilan à mi-parcours n’occulte pas les écueils. Sur les 1,15 million de tonnes prévues, 250 000 tonnes restent à commercialiser d’ici fin 2025. Un défi de taille, alors que les pluies précoces menacent les récoltes dans le Nord.
Le Ministre Adjoumani lance donc un appel à la « sérénité des acteurs » : « Les exportateurs doivent respecter les règles établies, et les transformateurs accélérer leurs cadences. La solidarité de toute la filière est cruciale ».
Avec une production en hausse et une transformation locale dynamisée, la campagne 2025 de la noix de cajou marque un tournant pour la Côte d’Ivoire. Reste à maintenir la cadence pour concrétiser cette ambition, tout en garantissant des retombées équitables pour les producteurs. Un équilibre délicat, mais essentiel pour l’économie nationale.
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Jean Michel





