Le mercredi 18 décembre 2024, la localité de Soko, à seulement 7 kilomètres de Bondoukou, a accueilli une initiative majeure en matière de santé publique : le lancement officiel de la campagne de vaccination contre la rage canine. Cet événement, présidé par le préfet de région, représenté par le sous-préfet de Bondoukou, Laurent Sonh, et mis en œuvre par la direction régionale du ministère des Ressources Animales et Halieutiques, vise à sensibiliser les populations et à renforcer les efforts pour l’éradication de la rage dans la région.
- Lancement de la campagne de vaccination contre la rage canine à Soko : Un pas vers l’éradication
- Une stratégie de vaccination à large portée
- Des résultats déjà visibles de la campagne de vaccination contre la rage canine
- Le rôle des autorités locales dans la campagne de vaccination contre la rage canine

Lancement de la campagne de vaccination contre la rage canine à Soko : Un pas vers l’éradication
La rage, une zoonose transmise de l’animal à l’homme, reste un problème sanitaire majeur en Côte d’Ivoire. Laurent Sonh, sous-préfet de Bondoukou, a rappelé l’urgence de cette campagne en déclarant:
Nous avons constaté, l’année dernière, un cas de décès lié à la rage. C’est pourquoi nous exhortons la population à faire vacciner leurs animaux domestiques afin d’éradiquer cette maladie.
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La vaccination des animaux domestiques, tels que les chiens et les chats, constitue le principal rempart contre cette maladie souvent fatale pour les humains et les animaux.

Une stratégie de vaccination à large portée
Sous le thème : « J’aime mon animal de compagnie. Je prends soin de lui. Je le vaccine », la campagne a démarré le 5 décembre 2024 avec des sessions de sensibilisation dans les écoles. Mme Roselyne Atsé, directrice régionale du ministère des Ressources Animales et Halieutiques du Gontougo, a souligné l’importance de cette approche :
Les enfants sont les plus exposés à la maladie. La prévention par la vaccination demeure le meilleur moyen de faire face à la rage.
Mme Roselyne AtséPour garantir une large participation, le coût de la vaccination, fixé à 6 000 francs CFA par animal, a été adapté afin d’être accessible aux ménages à faibles revenus. Cette stratégie s’inscrit dans un objectif ambitieux : atteindre une couverture vaccinale de 70 % d’ici 2030, condition essentielle pour éradiquer la rage.
Des résultats déjà visibles de la campagne de vaccination contre la rage canine
Depuis trois ans, le ministère des Ressources Animales et Halieutiques intensifie ses efforts pour sensibiliser et vacciner. Le 28 septembre, journée internationale dédiée à la rage, sert de cadre annuel pour renforcer ces actions. À Soko, la mobilisation a été exemplaire : des dizaines de propriétaires d’animaux ont répondu à l’appel, permettant ainsi de poser un pas supplémentaire vers un avenir sans rage dans la région.
Le rôle des autorités locales dans la campagne de vaccination contre la rage canine
Cet engagement ne repose pas uniquement sur les autorités locales. Les écoles, les associations communautaires, et les leaders locaux jouent un rôle crucial dans la diffusion du message. L’objectif est d’instaurer une culture de responsabilité collective, où chaque citoyen comprend que la vaccination de son animal contribue directement à la sécurité sanitaire de la communauté.
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À travers cette campagne, les autorités de Bondoukou démontrent leur volonté d’améliorer la santé publique et de protéger les générations futures. La rage, bien que redoutable, peut être vaincue grâce à une action collective et une prévention rigoureuse.

Jacques Anderson





