La course à l’unique siège de député de Sassandra a viré au règlement de comptes public. D’un côté, le député sortant RHP, Fregbo Basile. De l’autre, le maire et cadre du parti au pouvoir, Justin Kacou Mea, candidat indépendant. Loin d’un débat d’idées, la campagne est marquée par des invectives répétées entre les deux figures. Cette rivalité verbale a rapidement dégénéré. En effet, des partisans des deux camps en sont venus aux mains à plusieurs reprises. Des blessés ont été enregistrés et des affiches de campagne systématiquement vandalisées. Dans ce climat, la nécessité d’une paix électorale apparaît comme la condition sine qua non d’un scrutin légitime.
Sassandra : la paix électorale devient l’affaire de tous
Face à l’escalade, la société civile et les autorités ont pris la parole pour éviter le pire. Le coordonnateur de la fédération des jeunes du Grand-Nord, Koné Brahima, a organisé une réunion de crise. Il a exhorté les staffs de campagne à « rompre totalement avec la violence », soulignant que les enjeux politiques ne doivent pas déchirer le tissu social local. Parallèlement, le corps préfectoral, emmené par le préfet Yao Kouassi Bruno et le procureur Toh Vincent Goulewon, est monté au créneau. Leur message fut sans équivoque : tout trouble à l’ordre public sera sévèrement réprimé. Ces interventions conjointes placent la préservation de la paix électorale au cœur des priorités.
Des engagements à l’épreuve du scrutin
Sous cette pression, les deux candidats rivaux, Fregbo Basile et Justin Kacou Mea, ont finalement promis de calmer le jeu et d’appeler leurs supporters au calme. Cependant, les habitants de Sassandra accueillent ces déclarations avec une sage méfiance. Pour eux, les vrais tests auront lieu le jour du vote et lors de la proclamation des résultats, moments historiquement critiques.
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Les 31 398 électeurs de la circonscription détiennent désormais les clés d’un scrutin apaisé. L’espoir réside dans le fait que le verdict des urnes soit accepté par tous, scellant ainsi une véritable paix électorale et non une simple trêve précaire.
Franck Singa





