Le mardi 13 janvier 2026, la préfecture de Bondoukou a accueilli une cérémonie marquante présidée par le préfet de la région du Gontougo, Kouadio Gbongbo André. L’événement avait pour objectif la remise des ordres de virement bancaires destinés à indemniser les propriétaires terriens impactés par la construction du futur établissement public hospitalier régional universitaire. En effet, ce projet ambitieux, couramment appelé CHU de Bondoukou, représente un investissement colossal estimé à près de 30 milliards de F CFA.
Par ailleurs, cette initiative s’inscrit dans une démarche globale visant à renforcer l’offre de soins dans la région du Gontougo. Le site accueillera également l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS) et l’Institut national supérieur de formation sociale (INFES), consolidant ainsi le pôle sanitaire et éducatif de Bondoukou.

Près de 250 millions versés pour la purge des droits coutumiers
Lors de cette cérémonie, Adou Koffi Étienne, représentant de l’Unité de coordination du projet C2D Santé, a officiellement remis les bordereaux de paiement au préfet. Le montant total s’élève à 249 438 540 F CFA, dont 223 186 000 F CFA destinés à la famille Broum du village de Sanguehi pour la purge des droits coutumiers liés au CHU de Bondoukou. De plus, une somme complémentaire de 26 252 540 F CFA a été allouée à l’indemnisation des propriétaires impactés sur le site du centre hospitalier régional existant.
Sous le contrôle rigoureux d’un huissier de justice, les chèques ont été remis au chef du village de Sanguehi, Boko Kouamé Yeboua, représentant les ayants droit. Cette procédure transparente vise, selon le préfet Kouadio Gbongbo André, à lever toute suspicion et à garantir l’équité du processus d’indemnisation.

Un projet sauvé grâce à l’engagement des autorités
Durant son allocution, le préfet de Bondoukou a exprimé sa profonde reconnaissance envers le président de la République de Côte d’Ivoire ainsi qu’au ministre de la Santé, Pierre Demba, pour leur soutien indéfectible. Cependant, il a particulièrement salué l’intervention décisive du ministre d’État, Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l’Agriculture, qui a permis de sauver le projet.
« À un moment donné, nous courions le risque de perdre le CHU de Bondoukou, notamment en raison de la nécessité de réaliser une voie d’accès de deux kilomètres estimée à près de deux milliards de F CFA », a expliqué le préfet. En outre, il a rendu hommage au roi des Brons, Nanan Adingra Kouassi Adjemane, au chef de la province Pinango, Nana Bibi II, ainsi qu’aux autorités coutumières de Sanguehi pour leur sens du dialogue et leur contribution essentielle à la cohésion sociale.
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Jean Michel





