L’ouverture du panel a été marquée par l’intervention de M. Tiefin Yao Nicaise, chef de service à la direction régionale de la jeunesse. Selon lui, le civisme constitue le socle d’une société harmonieuse : « Être citoyen ne se limite pas à revendiquer ses droits. C’est aussi respecter ses obligations envers autrui, les institutions et l’environnement. Protéger les biens publics et vivre dans la tolérance sont des actes concrets qui renforcent la cohésion communautaire à Bouna ».
L’expert a insisté sur l’éducation citoyenne dès le plus jeune âge, plaidant pour des campagnes de sensibilisation dans les écoles et les quartiers. « Les enfants d’aujourd’hui sont les bâtisseurs de paix de demain. Leur apprendre le respect des lois et l’empathie, c’est investir dans l’avenir de notre communauté », a-t-il conclu, sous les applaudissements d’un public conquis.
Rumeurs et réseaux sociaux : défis pour la cohésion communautaire à Bouna
Dans un contexte préélectoral tendu, M. Dah Toussaint, directeur de l’ONG L’Étoile du Bounkani, a alerté sur les dangers des rumeurs. « Une fausse information partagée sur les réseaux sociaux peut détruire en quelques heures ce que des années de dialogue ont construit », a-t-il souligné. Son message aux jeunes ? Devenir des « filtres » plutôt que des « amplificateurs » de désinformation.
« Avant de partager une information, vérifiez sa source. Interrogez-vous sur son impact potentiel. En agissant ainsi, vous protégez la cohésion communautaire à Bouna », a-t-il expliqué. Son appel à la vigilance a suscité de vives réactions, notamment chez les leaders associatifs présents, conscients des risques de polarisation.
Jeunesse et initiatives locales : moteurs du vivre-ensemble
Pour clore les débats, Mme Kipré, agent de développement au COSO, a rappelé le rôle central des jeunes. « Trop souvent, on leur demande d’attendre leur tour. Pourtant, ce sont eux les artisans de la paix. Quand un jeune tend la main à son voisin, c’est toute la communauté qui en bénéficie », a-t-elle affirmé.
Elle a exhorté les autorités à soutenir les projets portés par la jeunesse, notamment en milieu rural. « Formons-les, écoutons-les et donnons-leur les moyens d’agir. À Bouna, ils sont prêts à incarner la cohésion communautaire à Bouna par des actions concrètes ». Des propos appuyés par des témoignages de participants, dont Fatou, 22 ans, initiatrice d’un projet de médiation intergénérationnelle.
Initiatives locales pour promouvoir la cohésion communautaire à Bouna
Les échanges avec l’audience ont révélé une forte mobilisation. Jeunes, femmes et leaders religieux ont abordé des sujets clés : médiation locale, inclusion féminine dans la prévention des conflits, ou encore éducation aux médias. « Ce panel montre que la cohésion communautaire à Bouna n’est pas un slogan, mais un travail quotidien », a résumé un enseignant présent.
Organisé par le Projet de Cohésion Sociale des régions nord du Golfe de Guinée, ce festival confirme que le dialogue et l’action collective transforment les défis en opportunités. A lire aussi : Caravane d’entraide à Guibéroua: la ministre Belmonde Dogo mise sur la solidarité pour une victoire électorale apaisée.
As-Sobour





