Le mercredi 21 mai 2025 restera gravé dans l’histoire politique et économique ivoirienne. Sous la présidence d’Alassane Ouattara, le gouvernement a abordé douze points cruciaux, allant de la modernisation des infrastructures à la lutte contre les inégalités. Parmi les mesures phares, la remise en question du monopole de la SOTRA dans les transports publics a particulièrement retenu l’attention.
- Pourquoi le monopole de la SOTRA a-t-il été remis en question au Conseil des ministres du 21 mai 2025 ?
- Programmation budgétaire 2026-2028 : une croissance à 6,3% malgré les défis
- Infrastructures et santé : les décisions clés du Conseil des ministres du 21 mai 2025
- Logements sociaux et agriculture : priorité aux populations vulnérables
- Transition énergétique : la Côte d’Ivoire mise sur le solaire
- Lutte contre les fake news : responsabiliser les citoyens
- Un Conseil des ministres du 21 mai 2025 tourné vers l’avenir
Ce Conseil des ministres du 21 mai 2025 s’inscrit dans une dynamique de transformation structurelle, avec un accent marqué sur la croissance inclusive et la résilience face aux défis climatiques. Retour sur les décisions qui façonneront le pays dans les années à venir.

Pourquoi le monopole de la SOTRA a-t-il été remis en question au Conseil des ministres du 21 mai 2025 ?
L’une des annonces majeures de ce Conseil des ministres du 21 mai 2025 concerne la SOTRA. Historiquement en charge du transport collectif à Abidjan et dans les villes de l’intérieur, la Société des Transports Abidjanais voit son exclusivité levée. Un avenant à la convention de concession ouvre désormais le marché à de nouveaux opérateurs, notamment pour intégrer le métro d’Abidjan et les Bus Rapid Transit (BRT). Ainsi donc, Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement, a souligné :
Cet avenant répond aux exigences actuelles de mobilité. Nous diversifions l’offre pour améliorer la qualité et la couverture territoriale.
Amadou Coulibaly
Cette décision vise à désengorger les axes stratégiques comme Yopougon-Bingerville, tout en stimulant la concurrence.
Le monopole de la SOTRA, critiqué pour ses limites en termes d’efficacité, laisse place à un écosystème plus dynamique. Une transition qui s’accompagne d’investissements massifs, dont 33 milliards FCFA pour une centrale solaire à Katiola, illustrant la volonté de conjuguer modernisation et durabilité.
Programmation budgétaire 2026-2028 : une croissance à 6,3% malgré les défis
Autre pilier du Conseil des ministres du 21 mai 2025 : l’adoption du Document de Programmation Budgétaire et Économique Pluriannuelle (DPBEP) 2026-2028. Ce cadre prévoit une croissance moyenne du PIB de 6,3% sur trois ans, malgré les tensions géopolitiques et climatiques.
Les chiffres clés :
- 17 321,3 milliards FCFA en 2026 (+12,9% vs 2025).
- 61,2% des ressources issues des recettes intérieures.
- 42,5% des dépenses allouées aux investissements structurants.

De plus, Amadou Coulibaly précise : « Nous consolidons notre capacité à mobiliser des recettes et à rationaliser les dépenses, tout en priorisant la lutte contre la pauvreté et le genre. » Néanmoins, ces projections restent sujettes à ajustements, notamment en fonction de l’évolution des cours mondiaux des matières premières.
Infrastructures et santé : les décisions clés du Conseil des ministres du 21 mai 2025
Le Conseil des ministres du 21 mai 2025 n’a pas éludé les questions sensibles. La preuve, face aux critiques sur les infrastructures de santé, le gouvernement a rappelé ses réalisations :
- Inauguration récente des hôpitaux généraux de Duékoué et Soubré.
- Création du Centre National de Radiothérapie Alassane Ouattara.
- Projet d’un institut spécialisé en cancérologie.
C’est pourquoi, Amadou Coulibaly a réaffirmé : « Nos efforts portent leurs fruits : les évacuations sanitaires à l’étranger ont chuté de 30% depuis 2022. » Par ailleurs, un centre d’appel « Allo 101 » sera construit à Cocody pour améliorer la communication entre l’État et les citoyens.
Logements sociaux et agriculture : priorité aux populations vulnérables
Parmi les projets validés lors de ce Conseil des ministres du 21 mai 2025 figurent :
- 5 500 logements sociaux financés à hauteur de 40 milliards FCFA par la BOAD.
- Un pôle agro-industriel dans le Nord-Est, soutenu par le FIDA à hauteur de 45,6 milliards FCFA.
Ces initiatives visent à réduire les inégalités territoriales et à impulser une agriculture moderne, axée sur les marchés locaux et internationaux.
Transition énergétique : la Côte d’Ivoire mise sur le solaire
La centrale solaire de Katiola, d’une capacité de 85,934 MWh/an, symbolise l’engagement du pays dans les énergies renouvelables. Ce projet de 33 milliards FCFA s’inscrit dans une stratégie plus large, incluant le métro et les BRT, pour réduire l’empreinte carbone du secteur des transports.
Lutte contre les fake news : responsabiliser les citoyens
En réponse aux interrogations sur la désinformation, le gouvernement a rappelé ses actions :
- Campagne « En ligne responsable » pour sensibiliser aux risques.
- Renforcement des sanctions pénales contre les diffuseurs de fausses informations.
- Collaboration avec l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI).
Amadou Coulibaly insiste : « La liberté d’expression ne doit pas devenir un prétexte pour semer le chaos. Chacun doit vérifier ses sources avant de partager. »
Un Conseil des ministres du 21 mai 2025 tourné vers l’avenir
Entre rupture avec le monopole de la SOTRA et consolidation des acquis économiques, ce Conseil a balisé un chemin audacieux pour la Côte d’Ivoire. Les défis restent nombreux – pression climatique, tensions sociales – mais les orientations prises témoignent d’une volonté de transformer structurellement le pays. A lire aussi : Contrefaçon à Bouna: mobilisation générale pour protéger santé et économie.
Alfred Zeus





