La première session ordinaire de l’année du Conseil Régional du Gôh, tenue le 4 février 2025 à Gagnoa, a mis en lumière des enjeux cruciaux pour le développement harmonieux de la région. Si l’approbation du compte administratif ouvre la voie à l’exécution du budget 2025, des défis liés à la structuration administrative et à l’implication des populations ont été soulevés.

Comment le Conseil Régional du Gôh favorise-t-il le développement local ?
D’abord, Assamoi Bernard, Secrétaire Général 2 de la préfecture de Gagnoa et représentant du préfet Fofana Lancina, a rappelé l’importance du respect du cadre organique du Conseil Régional. « Il faut faire en sorte que le cadre organique soit respecté et que le nombre d’agents requis pour travailler au conseil régional soit effectivement mis à la disposition du conseil pour que le travail puisse s’effectuer, » a-t-il insisté, soulignant le rôle de la tutelle dans l’accompagnement des collectivités territoriales. Cette observation met en exergue un besoin de renforcement des ressources humaines au sein du Conseil Régional du Gôh, afin d’optimiser son fonctionnement.
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Le Conseil Régional, présidé par Joachim Djédjé Bagnon, a reconnu la nécessité de recruter du personnel qualifié, notamment du personnel technique dont l’expertise est, selon lui, rare. Cette difficulté de recrutement pourrait freiner la mise en œuvre des projets et programmes de développement de la région.
Assamoi Bernard appelle à l’implication de tous aux projets du Conseil Régional du Gôh ?
Par ailleurs, Assamoi Bernard a insisté sur la volonté du gouvernement d’un développement inclusif et participatif. « Vos échanges doivent prendre en compte cette préoccupation car, il s’agit de la volonté du gouvernement de parvenir à un développement inclusif et participatif, » a-t-il déclaré aux conseillers régionaux. Cette approche met l’accent sur l’importance de la consultation des populations dans l’élaboration des programmes triennaux et des budgets.
Djédjé Bagnon a souligné les efforts du Conseil Régional du Gôh en matière de consultations populaires, tout en déplorant l’absence de certains cadres locaux lors de ces rencontres. « Beaucoup de cadres qui pouvaient aider les villageois à opérer de bons choix étaient absents, » a-t-il regretté, lançant un appel à l’implication de tous les acteurs du développement local. Il a insisté sur le caractère apolitique du Conseil Régional du Gôh, appelant à une mobilisation collective pour le bien de la région. « Cette structure qui est le conseil régional n’a pas de coloration politique. C’est ensemble que nous devons nous battre pour le développement de notre région, » a-t-il affirmé.
Comment le Conseil Régional du Gôh travaille-t-il avec les communes du Gôh ?
Un autre point préoccupant soulevé lors de la session est le faible taux de réalisation des travaux engagés par les entreprises, avec seulement 30% des travaux achevés. Djédjé Bagnon a attribué ce chiffre à la disparition de certains entrepreneurs après l’attribution des marchés, ce qui a entraîné la résiliation de contrats. Ce phénomène impacte significativement l’utilisation du budget alloué aux travaux, avec seulement 1,3 milliards de francs CFA dépensés sur une enveloppe globale de 5 milliards.
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La première session du Conseil Régional du Gôh a permis d’aborder des questions fondamentales pour le développement de la région. L’alignement administratif, l’implication des populations et la maîtrise des projets sont autant de défis à relever pour assurer un développement durable et inclusif du Gôh. Notons également la communication du 5ème vice-président, Dr Charles Rabé, sur le Projet Emploi Jeune et Développement des Compétences (PEJEDEC), qui s’inscrit dans la dynamique de développement de la région.
Franck Singa





