Située à la frontière du Ghana et du Burkina-Faso, la ville de Bouna fait face à un fléau grandissant : la contrefaçon à Bouna. Produits alimentaires, médicaments, cosmétiques… Ces articles frauduleux menacent autant la santé des populations que la stabilité économique de la région. Du 20 au 21 mai 2025, une mission du Comité National de Lutte contre la Contrefaçon (CNLC), dirigée par Geneviève Diakité, a permis de sensibiliser les acteurs locaux. Plongée dans une bataille essentielle pour l’avenir de la région.
Contrefaçon à Bouna : un enjeu sanitaire et économique majeur
La contrefaçon à Bouna n’est pas qu’une question de marché parallèle. Comme l’a rappelé Geneviève Diakité, coordinatrice du CNLC, il s’agit d’une « reproduction illégale visant à tromper le consommateur ». Les conséquences sont multiples :

- Risques sanitaires : médicaments inefficaces, aliments toxiques, appareils électroménagers dangereux.
- Pertes économiques : préjudice pour les entreprises légales et manque à gagner pour l’État.
« Un produit contrefait se reconnaît à son prix anormalement bas, son emballage approximatif ou l’absence de numéro de série », explique Cissé Abdoulaye, expert de la cellule de prévention du CNLC. Ces indices, simples en apparence, restent méconnus d’une partie des commerçants et consommateurs.
Sensibilisation et formation : les armes contre la contrefaçon à Bouna
Pour combattre la contrefaçon à Bouna, le CNLC a organisé des ateliers pratiques à destination des forces de l’ordre, des vendeurs et des citoyens. L’objectif ? Apprendre à identifier un article frauduleux et alerter les autorités.
« Les participants savent désormais repérer un produit suspect, qu’il s’agisse de pagnes, de cosmétiques ou de pièces électroniques », se réjouit le vice-président de l’Union Fédérale des Consommateurs de Bouna (UFCB). Cette formation a également insisté sur les sanctions légales :
- Jusqu’à 3 ans de prison ferme.
- Des amendes atteignant 10 millions de FCFA.
- Saisie systématique des marchandises.
« La loi est claire : les contrefacteurs seront poursuivis sans relâche », martèle Geneviève Diakité.
Répression et coopération : le pilier de la lutte
La position frontalière de Bouna en fait une cible privilégiée pour les trafiquants. En janvier 2025, les douanes ont ainsi intercepté six camions en provenance du Ghana, remplis de produits contrefaits. Ces saisies massives illustrent l’ampleur du phénomène… et la détermination des autorités.
Pour renforcer cette lutte, le CNLC a formé les administrations locales à la détection et au signalement des fraudes. « Grâce à ces outils, nous pouvons agir plus vite et plus efficacement », souligne un agent des douanes présent lors de la mission.
Une mobilisation collective pour un avenir sans contrefaçon
La contrefaçon à Bouna ne sera éradiquée que par une alliance entre citoyens, commerçants et institutions. Comme le rappelle Geneviève Diakité : « Chacun a un rôle à jouer, de la vigilance au quotidien à la dénonciation des réseaux ».
Avec des formations régulières et des contrôles renforcés aux frontières, Bouna incarne aujourd’hui un modèle de résilience face à ce fléau. Reste à pérenniser ces efforts pour garantir sécurité et équité économique. A lire aussi : Adayé Tour 2025: le message de Didier Yeboua dans la lutte contre les violences post-électorales.
As-Sobour





