À quelques encablures des échéances électorales nationales, la localité d’Ouragahio est devenue le point de départ d’une initiative cruciale pour la paix. Abel Djohoré, Président du Conseil d’Administration (PCA) de la Sodexam et ancien député de la circonscription, a officiellement lancé, ce mardi 15 avril, une caravane de sensibilisation dans la salle de conférence de la sous-préfecture. L’objectif affiché est clair et ambitieux : une « Opération zéro mort, zéro violence, zéro blessé, zéro dégât matériel » pour l’élection présidentielle à Ouragahio et dans toute la région du Gôh.

Le message d’Abel Djohoré concernant l’élection présidentielle à Ouragahio
Devant un parterre composé d’autorités administratives, de chefs coutumiers et de leaders d’opinion, Abel Djohoré n’a pas mâché ses mots pour exprimer son désir d’un processus électoral pacifique. « Que la politique ne nous divise pas. On peut avoir des idées différentes sans toutefois se faire des palabres. Nous voulons une confrontation dans les idées et non une confrontation dans les muscles », a-t-il déclaré avec force. Rappelant les douloureuses conséquences de la violence électorale passée, il a insisté :
La violence nous plonge dans l’abîme, dans la misère. […] Nous voulons dire aux jeunes qui sont l’avenir du pays, de bannir la violence de leur comportement.
Abel Djohoré
Une démarche citoyenne au-delà des clivages politiques
M. Djohoré a tenu à préciser la nature de son engagement : « Ma démarche n’est pas politique. Aujourd’hui, je parle à mes parents pour leur dire qu’il n’y a rien de plus intéressant que de vivre en harmonie, vivre dans la concorde ». Se positionnant comme un « fils et cadre de la région », il entreprend cette « tournée citoyenne, responsable » pour renforcer le vivre ensemble et la cohésion sociale. Le choix d’Ouragahio comme point de départ n’est pas anodin : « Je suis venu chercher votre bénédiction avant d’aller vers d’autres localités pour véhiculer le même message », a-t-il confié aux chefs de villages, les invitant à être les relais de ce message de paix.

Un soutien unanime des acteurs locaux
L’initiative a reçu un écho favorable auprès des personnalités présentes. Boli Camille, chef d’Ouragahio, a exprimé, au nom de ses pairs, une « adhésion entière » au projet. Yoro Béatrice, 2ème adjointe au maire, a qualifié la démarche d’« extrême nécessité », ajoutant : « Nous voulons une démocratie qui préserve la vie, qui respecte les droits de l’homme. J’exhorte les populations à s’inscrire dans la paix, à bannir la violence sous toutes ses formes ». Abondant dans le même sens, le sous-préfet, Fofana Kader Laciné, a encouragé ses administrés à privilégier le dialogue et la paix en toutes circonstances.
Cette campagne de sensibilisation, débutée à Ouragahio, est appelée à s’étendre aux 13 autres sous-préfectures de la région du Gôh, notamment Bayota, Yopohué et Dahiépa-kéhi dans les jours à venir. L’enjeu est de taille : assurer que l’élection présidentielle à Ouragahio et ses environs se déroule dans un climat serein, marquant une étape positive pour la démocratie ivoirienne.
Franck Singa





