L’horizon politique ivoirien se focalise inexorablement sur le scrutin du 25 octobre 2025. Cette élection présidentielle ivoirienne 2025 suscite autant d’attentes que de crispations. Lors de sa traditionnelle conférence « Les rendez-vous du RHDP », le mercredi 20 août 2025, le parti au pouvoir a livré sa lecture de l’actualité. Le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole principal du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), a abordé les préparatifs, salué les avancées du régime et, surtout, mis en garde contre les discours qu’il juge incendiaires. Retour sur les annonces fortes et les lignes de fracture qui dessinent le visage de cette élection présidentielle ivoirienne 2025 pour la stabilité du pays.
- La préparation sereine du RHDP pour l’élection présidentielle ivoirienne 2025
- Un bilan socio-économique mis en avant pour la campagne
- La promesse d’un scrutin apaisé face aux craintes exprimées
- La condamnation ferme des discours de l’opposition
- Un rappel du passé en contrepoint du présent
- La justice et les institutions en sentinelles de la démocratie
- Un appel final à la mobilisation et à la raison
La préparation sereine du RHDP pour l’élection présidentielle ivoirienne 2025
D’entrée de jeu, le ton était à la confiance. Kobenan Kouassi Adjoumani a confirmé la pleine mobilisation de la formation présidentielle. « Le RHDP continue de s’organiser et de peaufiner sa préparation pour répondre, non seulement présent à ce rendez-vous électoral déterminant, mais surtout le remporter dès le premier tour », a-t-il déclaré. Par ailleurs, une étape symbolique et procédurale sera franchie dans les prochains jours : le dépôt de candidature du président, Alassane Ouattara. Le porte-parole a également salué la capacité de son parti à réunir les parrainages nécessaires « sans coups férir » dans toutes les régions du pays, un signe, selon lui, de son ancrage territorial.
Un bilan socio-économique mis en avant pour la campagne
Pour construire son argumentaire, le RHDP s’appuie sur un bilan. Lors de la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance, le chef de l’État a annoncé des mesures sociales inattendues pour renforcer le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des retraités. Kobenan Kouassi Adjoumani y voit la preuve tangible d’une « Côte d’Ivoire qui renaît et qui retrouve sa splendeur ». La ville de Bouaké, autrefois épicentre de la crise, citée en exemple de cette métamorphose, symboliserait cette « magie » du président Ouattara. Ces réalisations sont présentées comme le socle du projet pour la prochaine élection présidentielle ivoirienne 2025.
La promesse d’un scrutin apaisé face aux craintes exprimées
Lors de son adresse à la Nation, le président Ouattara lui-même a tenu à rassurer. Il a insisté sur le fait que le scrutin du 25 octobre serait « apaisé, démocratique et sécurisé ». Le ministre d’État a repris cet engagement à son compte, appelant au « respect du droit de vote de chaque Ivoirien dans un esprit de responsabilité et de maturité ». Cet appel récurrent à la sérénité constitue l’un des piliers du discours officiel en prévision de cette élection présidentielle ivoirienne 2025.
La condamnation ferme des discours de l’opposition
Cependant, la tonalité a changé lorsque le porte-parole s’est penché sur les activités de l’opposition, notamment le Front commun PPACI-PDCI. Le RHDP dénonce vigoureusement ce qu’il qualifie de « rhétorique guerrière » et de « violence verbale ». Kobenan Kouassi Adjoumani a fermement condamné « les propos xénophobes, la défiance aux institutions de la République, la menace de boycott actif et de déstabilisation » proférés lors de rassemblements à Yopougon. Il a averti que l’époque de l’impunité était révolue, lançant un message sans équivoque : « Aujourd’hui, si vous cassez, vous payez cash ; si vous tuez, vous en payez le prix. »
Un rappel du passé en contrepoint du présent
Pour étayer son propos, le porte-parole a opéré un retour historique saisissant. Il a évoqué l’ère du président Laurent Gbagbo, la décrivant comme une « sombre parenthèse » marquée par les « escadrons de la mort » et la répression des manifestations. Ce rappel, douloureux pour beaucoup, sert un objectif clair : dresser un contraste entre un passé associé au chaos et un présent présenté comme garant des libertés, où l’opposition peut manifester sous la protection des forces de l’ordre. Il s’agit de positionner le RHDP comme le seul rempart contre un retour de la violence, un argument central dans la perspective de l’élection présidentielle ivoirienne 2025.
La justice et les institutions en sentinelles de la démocratie
Face aux menaces perçues, la réponse avancée est celle de l’État de droit. Le porte-parole a rappelé le rôle du Conseil constitutionnel, « juge suprême des élections », qui aura le dernier mot sur la validation des candidatures. Il a également assuré que l’État prendrait ses responsabilités pour garantir l’ordre et la tenue du scrutin. Cet ancrage institutionnel vise à rassurer l’électorat sur la capacité du régime à maîtriser le processus de cette élection présidentielle ivoirienne 2025, malgré les tensions.
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Un appel final à la mobilisation et à la raison
Le message du RHDP est double. D’un côté, un appel au calme adressé à la nation toute entière pour que les élections se déroulent dans la paix. De l’autre, un appel à la mobilisation de sa base électorale pour « faire triompher le Président Alassane Ouattara », présenté comme l’architecte de la réconciliation et de la prospérité retrouvée. Le parti au pouvoir affiche donc une stratégie claire : promouvoir son bilan, discréditer ses adversaires et se poser en garant ultime de la stabilité, le tout dans le cadre très attendu de l’élection présidentielle ivoirienne 2025.
Alfred Zeus





