Le mardi 29 juillet 2025, la ville de Bouna a accueilli une initiative remarquable en faveur des élections apaisées. En effet, le Médiateur délégué de la région du Bounkani a organisé une causerie-débat rassemblant l’ensemble des jeunes, toutes tendances politiques confondues. Cette rencontre, placée sous le thème « L’importance de l’engagement citoyen dans la construction d’élections apaisées« , illustre parfaitement la volonté de pacifier le processus démocratique ivoirien.
Par ailleurs, cette activité s’inscrit dans le plan d’action 2024-2025 visant à promouvoir la paix électorale en Côte d’Ivoire. Les participants comprenaient des associations de jeunesse, des organisations de femmes, la société civile et des représentants de toutes les formations politiques régionales.

La vision du Médiateur : des élections apaisées comme processus normal
Selon Daouda Ouattara, médiateur délégué, il est indispensable de changer la perception des scrutins. « Nous rêvons d’une Côte d’Ivoire où les élections deviennent un simple jeu d’alliances, elles ne doivent plus être synonymes de conflits mais un processus normal de vie politique », a-t-il déclaré avec conviction.
Effectivement, cette approche révolutionnaire vise à transformer les élections apaisées en réalité tangible. Ainsi, les tensions et angoisses traditionnellement associées aux scrutins pourraient définitivement appartenir au passé grâce à une préparation citoyenne adéquate.
Formations citoyennes : les clés des élections apaisées
Kambou Sansan, directeur régional de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, a animé deux présentations majeures. D’abord, la première portait sur le civisme et les valeurs de paix, rappelant les notions fondamentales de tolérance, vivre-ensemble et cohésion sociale.

Ensuite, il a mis en garde contre la propagation de rumeurs en période électorale : « Il faut prendre le temps de vérifier les informations avant de les diffuser », a-t-il souligné. Cette vigilance informationnelle constitue un pilier essentiel des élections apaisées.
Mécanismes traditionnels et modernes de gestion des conflits
La seconde présentation a mis en exergue les mécanismes de gestion des conflits pour garantir des élections apaisées. Kambou Sansan a insisté sur l’importance des alliances traditionnelles héritées des aïeux pour résoudre les différends. Simultanément, il a présenté des outils modernes comme l’alerte précoce, permettant de détecter et traiter rapidement toute situation menaçant la cohésion sociale.
L’engagement solennel des jeunes
L’apôtre Adou Kouassi Sylvestre, président du Comité de suivi et de la cohésion sociale du Bounkani, a salué cette initiative. « J’invite toute la population, particulièrement les jeunes, à préserver le vivre-ensemble pour amorcer un développement harmonieux », a-t-il affirmé lors des échanges.
A lire aussi : Alassane Ouattara brigue un nouveau mandat : stabilité et transmission au cœur de sa candidature.
A lire aussi : Guerre à Gaza : controverse autour des images d’enfants affamés.
En clôture, les jeunes participants ont signé une déclaration d’engagement promettant de mener des campagnes électorales pacifiques, de bannir les propos injurieux et de sensibiliser leurs communautés à la tolérance. Pour Kambou Sansan, cette signature marque un tournant décisif vers des élections apaisées : « Ces jeunes viennent d’affirmer qu’ils ne seront pas des instruments de violence mais des bâtisseurs de cohésion sociale. »
Djibril TRAORE, correspondant Régional





