Les lampions se sont éteints sur la deuxième édition du Festival Africain du Cinéma et de l’Audiovisuel des Savanes (FACAS), ce vendredi 5 septembre 2025 à Korhogo. Placée sous le thème « Cinéma, vecteur de cohésion sociale », cette manifestation a brillamment tenu ses promesses, mêlant excellence artistique et profondeur des messages. Cet événement confirme ainsi sa place grandissante dans le paysage des grands rendez-vous du 7e art sur le continent.
Un festival de cinéma africain dédié à la cohésion sociale
Tout d’abord, le choix thématique de cette année n’était pas anodin. En effet, le cinéma s’impose comme un langage universel capable de transcender les frontières et de rapprocher les peuples. Le FACAS 2025 a magistralement incarné cette vision, offrant une plateforme où les récits et les identités diverses du continent ont dialogué. Par conséquent, les œuvres sélectionnées et primées ont toutes, à leur manière, porté un message fort sur l’unité, la paix et la richesse des cultures africaines.
Un palmarès panafricain qui récompense les talents
Par ailleurs, la compétition a été ardente et le palmarès, très éclectique, a récompensé des cinéastes de tout le continent. Notamment, le Maroc s’est distingué avec le long métrage de fiction « Love in Dakhla » de Brahimi Kalhid, décrochant le Sizang d’Or. Cependant, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, pays hôte, sont repartis avec le plus grand nombre de distinctions, prouvant la vitalité de leurs industries cinématographiques. La réalisatrice ivoirienne Assou Marie Stella a notamment remporté le premier prix de court métrage fiction pour « Djaka ».

Les experts saluent un événement indispensable
De plus, la qualité de l’événement a été saluée par des personnalités influentes du secteur. Le directeur technique du FESPACO, Amadou Sondé, a ainsi encouragé ce type d’initiative : « Ce festival de cinéma africain mérite d’être soutenu afin de donner une vitrine aux cinéastes en vue de valoriser le continent ». De son côté, la directrice générale du FACAS, Silué Sita Fatim, heureuse du succès populaire et artistique, a d’ores et déjà annoncé la tenue de la prochaine édition en 2026, toujours à Korhogo.
La région du Poro, un écrin pour le 7e art
En outre, la tenue de l’événement à Korhogo, dans la région du Poro, n’est pas un hasard. Représentant le préfet de région, le Sous-préfet de Karakoro, Yapo Benoit Aboua, a salué « un rendez-vous qui honore le cinéma africain en général, en particulier le cinéma ivoirien, et la région du Poro ». Ainsi, le FACAS participe activement au rayonnement culturel et touristique de cette partie de la Côte d’Ivoire, en en faisant un hub culturel temporaire mais intense.
L’avenir s’annonce radieux pour le festival de cinéma africain FACAS
Finalement, cette deuxième édition pose des bases solides pour l’avenir. Fort de son succès, le FACAS s’impose comme un acteur clé pour la découverte de nouveaux talents et la circulation des œuvres. Par conséquent, l’édition 2026 est déjà très attendue par les professionnels et les cinéphiles. Elle promet de poursuivre cette belle mission de promotion d’un cinéma africain uni, innovant et fier de son identité.
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Palmarès complet FACAS 2025 :
- Fiction long métrage : 1er : LOVE IN DAKHLA (Maroc) ; 2ème : WAONGO (Burkina Faso) ; 3ème : YIKIAN (Burkina Faso).
- Documentaire long métrage : 1er : NOUR EDDIN SAIL : LE TAXI, LE CINEMA ET MOI (Burkina Faso) ; 2ème : CENT DOUZE (Togo) ; 3ème : KABAKOUROU (Burkina Faso).
- Fiction court métrage : 1er : DJAKA (Côte d’Ivoire) ; 2ème : MA DETRESSE (Côte d’Ivoire) ; 3ème : MA VIE/ MON CHOIX (Côte d’Ivoire).
- Documentaire court métrage : 1er : SIKIEN (Togo) ; 2ème : FOURA OU LE MARIAGE DES ABSENTS (Mali) ; 3ème : LES VOIX DU KARITE (Burkina Faso).
Georges Samba, correspondant régional





