Le Festival de la cohésion sociale à Bouna a démarré le samedi 17 mai 2025, au complexe sportif de la ville, situé dans la région du Bounkani, district du Zanzan. Cet événement a réuni diverses personnalités locales autour d’un objectif commun : renforcer les liens entre les communautés en valorisant le rôle fondamental des autorités coutumières.
Prenant la parole devant un large public composé d’administrateurs, de chefs traditionnels, de jeunes leaders et de représentants d’associations de développement, le préfet de la région du Bounkani, Yacouba Doumbia, a lancé un message fort : « La coutume ne doit pas être reléguée au second plan ».
Le préfet du Bounkani appelle à une synergie d’action
Lors du Festival de la cohésion sociale à Bouna, Yacouba Doumbia a rappelé que les chefs coutumiers sont des piliers essentiels des sociétés traditionnelles. Porteurs de mémoire, ils arbitrent les conflits, apaisent les tensions et renforcent la paix sociale. Face à certaines tensions observées dans des villages de la région, il a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les structures de l’État, les jeunes et les mutuelles de développement.
« Il n’est pas juste ni possible qu’un président d’association se substitue à un chef traditionnel », a-t-il dénoncé, appelant à un meilleur respect des rôles établis. Le préfet a aussi encouragé l’organisation régulière de tels forums afin d’instaurer un dialogue permanent entre tradition, administration et développement local.
Le soutien affirmé des gardiens de la tradition
Intervenant au nom de Sa Majesté Niguè Gbiliman, roi du Bounkani, son représentant a salué l’initiative de ce festival, tout en soutenant les propos du préfet. Selon lui, « Quand on ignore la tradition, c’est la confusion qui s’installe ». Il a rappelé que l’État, à travers la Chambre des Rois et Chefs Traditionnels, a renforcé la place des coutumiers dans la médiation sociale.
La jeunesse engagée dans la valorisation des traditions
Venue de Doropo, la festivalière Yôbôrô Ouattara a insisté sur l’importance de transmettre les valeurs ancestrales : « L’éducation à la tradition commence dans la famille et se poursuit dans le village ». Elle plaide pour l’implication des mutuelles dans la sauvegarde des symboles identitaires.
De son côté, Soualio Cissé, président du Conseil National des Jeunes de Côte d’Ivoire (CNJCI) section Bouna, reconnaît certains manquements dans le comportement des jeunes : « Ce festival est une opportunité de repartir sur de bonnes bases et de mieux collaborer avec les chefs coutumiers », affirme-t-il.
Un festival porteur d’espoir
Le Festival de la cohésion sociale à Bouna s’impose ainsi comme une plateforme de dialogue et de réflexion sur l’équilibre entre tradition et modernité. En redonnant leur juste place aux chefs coutumiers, les organisateurs et participants espèrent bâtir une société plus apaisée, solidaire et durable.
As-Sobour





