Le lundi 12 mai 2025, la salle Fétigué Koulibaly de Bondoukou a abrité un atelier ambitieux : la formation aux métiers d’élevage à Bondoukou. Organisé par le District Autonome du Zanzan, cet événement a réuni une centaine de jeunes, de femmes et de représentants de coopératives agricoles. L’objectif ? Diversifier les sources de revenus pour réduire la vulnérabilité économique liée aux fluctuations des prix internationaux des cultures traditionnelles, comme le cacao.

C’est pourquoi, Corentin Kouadio, Directeur Général d’Administration du District, représentant le Ministre-Gouverneur Touré Souleymane, a insisté sur l’urgence d’investir dans l’élevage bovin et ovin.
Promouvoir des alternatives durables comme l’élevage permet de créer des emplois et de renforcer l’autonomie des femmes.
Corentin Kouadio
Pourquoi miser sur la formation aux métiers d’élevage à Bondoukou ?
Le district du Zanzan, historiquement dépendante des cultures d’exportation, fait face à des défis économiques croissants. Par conséquent, la formation aux métiers d’élevage à Bondoukou répond à ce contexte en offrant des compétences techniques et entrepreneuriales. Les participants apprennent des techniques modernes de gestion de troupeaux, d’amélioration de la productivité et de stratégies de commercialisation.
Par ailleurs, l’accent est mis sur l’autonomisation des femmes, actrices clés de l’agriculture de subsistance. « En renforçant leurs compétences, nous stimulons l’entrepreneuriat agricole et la résilience des ménages », a souligné Corentin Kouadio.

Des témoignages inspirants et des partenariats forts
L’atelier a également mis en lumière des exemples de réussite. Ali Ouattara, éleveur prospère d’Agnibilékro, et un ancien général nigérian reconverti dans l’élevage, illustrent le potentiel du secteur. Dago Noël, formateur principal, a rappelé une métaphore clé : « Apprendre à pêcher plutôt que donner du poisson. Cette formation donne les « leviers pour développer un business pérenne ».
Soutenu par des experts locaux, des maires et des partenaires techniques, le projet bénéficie de l’appui financier et logistique du District Autonome du Zanzan. Les critères de sélection stricts garantissent un apprentissage de qualité, avec des modules animés par des enseignants-chercheurs spécialisés.
Objectifs concrets et impacts attendus
En deux jours, les participants ont été outillés pour créer des coopératives d’éleveurs dynamiques, accéder à des marchés rémunérateurs via une commercialisation stratégique et de réduire la pression sur les cultures traditionnelles.
« Nous visons une augmentation de 30 % de la production locale de viande d’ici 2027 », a précisé Corentin Kouadio. Le District promet également un suivi post-formation, avec un appui aux projets innovants liés à la sécurité alimentaire.
Formation aux métiers d’élevage à Bondoukou : Et après ?
Par ailleurs, cet atelier s’inscrit dans une vision à long terme. En encourageant le partage d’expériences, il transforme les participants en relais d’innovation dans leurs villages. Les coopératives agricoles, renforcées par ces nouvelles compétences, deviendront des piliers de la croissance inclusive.
Ainsi, la formation aux métiers d’élevage à Bondoukou incarne une réponse pragmatique aux défis économiques. En associant modernisation, inclusion et durabilité, elle ouvre la voie à une nouvelle ère pour l’agriculture ivoirienne. A lire aussi : La nuit de prière AEEMCI à Bouna: un rituel spirituel ancré dans la tradition des élèves et étudiants.
Jean Michel





