Le District autonome du Zanzan, sous l’impulsion du ministre gouverneur Touré Souleymane, a clôturé, le mardi 13 mai 2025, un atelier de formation des jeunes du Zanzan aux métiers de l’élevage. Cet événement, tenu à Bondoukou, a rassemblé près de 100 participants déterminés à devenir des acteurs clés du développement local. Koné Jacques Lobognon, Directeur de cabinet du District, a salué l’engagement des jeunes et des formateurs, soulignant l’urgence de combler le déficit national en production animale : « La Côte d’Ivoire ne couvre que 44 % de ses besoins. Notre ambition est de former des leaders capables de renverser cette tendance ».

Cette formation professionnelle, organisée en partenariat avec les cabinets Agri-Synergie et Papyrus, a combiné théorie et pratique à travers neuf modules. Parmi eux, la gestion de fermes bovines et l’optimisation des rendements agricoles ont suscité un vif intérêt. Noël Dago, représentant des partenaires, précise :
97 % des inscrits ont suivi intégralement la formation, malgré des défis personnels, comme le deuil qui frappe un participant.
Noël Dago
Objectifs et retombées économiques de la formation professionnelle

La formation des jeunes du Zanzan s’inscrit dans un programme gouvernemental visant l’autonomie en protéines animales et la valorisation des terres des régions de Bounkani et du Gontougo. Bamba Drissa, Directeur des affaires économiques et financières, rappelle : « Le ministre gouverneur a défendu ce projet devant la primature pour obtenir un budget dédié. Son approche rigoureuse a convaincu les experts nationaux ».
Les retombées sont multiples :
- Création d’emplois locaux via l’installation de fermes modèles.
- Réduction des importations de viande et produits laitiers.
- Renforcement des compétences techniques, essentielles pour moderniser les pratiques agro-pastorales.
Témoignages et engagement des acteurs clés
L’enthousiasme des bénéficiaires et formateurs illustre le succès de cette initiative. Ndri Aya Lydie, formatrice, témoigne : « Les participants, même non lettrés, ont posé des questions pertinentes. Leur motivation prouve que la formation des jeunes du Zanzan répond à un réel besoin ».

Du côté des apprenants, Mme Cissé Safiatou partage : « Cette formation a dépassé nos attentes. Nous sommes prêts à appliquer ces connaissances si des moyens financiers suivent ». Assalé Koffi Issa, autre participant, ajoute : « Le Zanzan deviendra un modèle pour toute la Côte d’Ivoire grâce à de tels projets ».
Les partenaires techniques, comme Traoré Beh (formateur en élevage), insistent sur la nécessité d’étendre le programme : « Avec un suivi régulier, ces jeunes transformeront notre pays en hub agricole régional ».
Les défis et perspectives pour la formation des jeunes du Zanzan
Malgré un taux de participation impressionnant (97 sur 100 inscrits), des obstacles subsistent. Noël Dago souligne : « Les participants réclament un accompagnement prolongé et une extension géographique du dispositif ». Le District, conscient de ces attentes, planifie déjà :
- Ateliers de suivi trimestriels pour évaluer les progrès.
- Partenariats publics-privés pour financer des microfermes.
- Intégration de modules complémentaires (gestion financière, marketing).
Par ailleurs, un hommage poignant a été rendu à M. Adou Yao, participant endeuillé par la perte de son fils, rappelant l’humanité derrière chaque statistique.
Impacts de la formation agricole sur l’autosuffisance en Côte d’Ivoire
La formation des jeunes du Zanzan incarne une démarche holistique pour relever les défis économiques et sociaux de la région. En misant sur l’éducation professionnelle et l’engagement communautaire, le District autonome pose les bases d’une révolution agro-pastorale. Comme le résume Koné Jacques Lobognon : « C’est ensemble que nous bâtirons un Zanzan prospère ». A lire aussi : Procès Sean Combs: le témoignage-choc de Cassie Ventura devant la cour.
Jean Michel





