Ce lundi 18 août, Abel Djohoré a marqué les esprits par un geste fort de solidarité politique envers les jeunes militants du RHDP. En effet, le secrétaire départemental a rendu visite aux victimes des violences liées à la crise post-électorale de 2011 dans la ville de Gagnoa. Cette initiative témoigne d’une volonté claire de ne pas oublier ceux qui ont sacrifié leur intégrité physique pour la cause politique.
Parmi les bénéficiaires de cette solidarité politique, Seydou Koné, surnommé Barboza, occupe une place particulière. D’ailleurs, son témoignage illustre parfaitement les séquelles durables de cette période troublée. « Pendant les événements de 2011, une balle m’a touché au pied. J’ai passé 6 mois à l’hôpital », a-t-il rappelé avec émotion. Depuis lors, ce jeune militant survit grâce à son modeste kiosque à café situé au quartier Dioulabougou.

Un soutien concret qui redonne espoir
Par conséquent, Abel Djohoré a apporté une aide substantielle comprenant du matériel de construction, des appareils électroménagers et des batteries de cuisine. Ainsi, cette solidarité politique se traduit par des actions concrètes visant à relancer l’activité commerciale de Barboza. « Nous t’apportons ce matériel pour t’accompagner. Nous allons aider les autres progressivement », a déclaré le visiteur.
L’ancien député d’Ouragahio a également prononcé des paroles réconfortantes : « Sachez que désormais, vous n’êtes plus des orphelins. Je me battrai de toutes mes forces contre l’injustice ». Cette déclaration souligne l’engagement personnel de Djohoré dans cette démarche de solidarité politique.
La dénonciation d’une injustice flagrante
Néanmoins, Abel Djohoré n’a pas hésité à critiquer l’abandon dont sont victimes ces militants dévoués. « Ces jeunes ont participé à la lutte. Ils ont mené le même combat que j’ai mené à Bouaké et à l’hôtel du Golf », a-t-il insisté. Cette solidarité politique vise donc à réparer une injustice criante envers ceux qui ont tout donné pour l’accession du RHDP au pouvoir.
Le PCA de la Sodexam a exprimé sa frustration face à cette situation : « Ceux qui vous oublient, c’est parce qu’ils ne savent pas ce que vous avez enduré pendant la lutte. Malheureusement, c’est aux autres qu’on donne tout ». Cette critique directe met en lumière les dysfonctionnements dans la reconnaissance des vrais militants.
Vers une restauration des militants authentiques
Finalement, Abel Djohoré a annoncé son intention d’étendre cette solidarité politique à d’autres victimes. « Nous allons mener le combat de la restauration des militants authentiques », a-t-il promis. Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de justice sociale au sein du parti au pouvoir.
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Cette démarche de solidarité politique à Gagnoa pourrait servir de modèle pour d’autres régions. Abel Djohoré a également annoncé la mise à disposition d’un car pour permettre aux jeunes de Gagnoa de se rendre au siège de la CEI lors du dépôt de candidature du président Ouattara.
Jacques Anderson





