Le conseil régional du Gôh a tenu, ce vendredi, sa dernière session de l’année afin de faire le point sur l’état d’exécution des travaux engagés entre 2023 et 2025. Ainsi, le président Djédjé Bagnon a souligné que la gestion des projets régionaux a permis le lancement de 110 marchés pour un montant global dépassant 4 milliards de francs.
Cependant, malgré ces efforts, les résultats demeurent contrastés. En effet, 53 marchés sont achevés, 32 sont en voie d’achèvement et 25 n’ont pas encore démarré. Pour expliquer ces blocages, Djédjé Bagnon a déploré les comportements de certaines entreprises attributaires. Selon lui, « on aurait voulu que tous les marchés soient achevés. Mais ce sont les aléas de la vie ». Il a fustigé les prestataires qui disparaissent sans honorer leurs engagements.
Des contraintes administratives qui ralentissent les projets
Par ailleurs, pour mieux comprendre ces retards, le président du conseil régional a mis en avant la complexité des procédures. Il a expliqué que les structures décentralisées doivent suivre un long processus avant de réattribuer un marché non exécuté. « Cela peut durer plus d’un an avant que la direction des marchés publics attribue le marché à un autre entrepreneur », a précisé Djédjé Bagnon. Cette réalité impacte directement la gestion des projets régionaux, obligeant le conseil à composer avec des délais incompressibles.
Une session marquée par l’adoption du budget 2026
En dépit de ces contraintes, les conseillers régionaux ont adopté à l’unanimité le budget primitif 2026 ainsi que l’ensemble des points inscrits à l’ordre du jour. Ce vote témoigne de la volonté collective de renforcer la qualité de la gestion des projets régionaux et de poursuivre les actions structurantes sur le territoire.
Le Pejedec : un nouveau dispositif pour les jeunes
L’un des temps forts de cette session a été la présentation du docteur Rabé, point focal du Projet emploi jeunes et développement des compétences (Pejedec). Selon le 5e vice-président du conseil régional, un nouveau dispositif vient enrichir le programme : l’apprentissage en milieu rural, destiné à 100 jeunes.
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Il a précisé que les candidatures sont ouvertes dans les villages, notamment pour les métiers de la menuiserie, de la maçonnerie ou encore de l’élevage. Les jeunes bénéficient d’une formation gratuite accompagnée d’un perdiem de 10 000 francs par mois. Pour docteur Rabé, ces actions renforcent la cohésion sociale : « notre région a enrôlé 12 925 jeunes sur un objectif de 9 976. C’est la preuve de l’intérêt que suscite ce projet ».
Franck Singa





