La Semaine mondiale d’action pour l’éducation (SMAE) est une campagne internationale visant à sensibiliser et à mobiliser autour du droit à une éducation de qualité pour tous. Dans la région du Gôh, en Côte d’Ivoire, le comité régional du Réseau Ivoirien pour la promotion de l’éducation pour tous (RIP-EPT) s’est saisi de cette opportunité pour organiser une rencontre cruciale à Gagnoa.
- La Semaine mondiale d’action pour l’éducation : Un Levier pour l’Action à Gagnoa
- Un Diagnostic Précis des Urgences Éducatives dans le Gôh
- Protéger l’Éducation : le cœur de cette Semaine mondiale d’action pour l’éducation
- Initiatives de la Semaine mondiale d’action pour l’éducation dans la région du Gôh

La Semaine mondiale d’action pour l’éducation : Un Levier pour l’Action à Gagnoa
L’objectif, comme l’a souligné M. Gnélou Paul, Président du Conseil d’Administration (PCA) du RIP-EPT, était clair : « Nous sommes venus pour voir au niveau de la région, quelles sont les situations d’urgence que vivent les écoles. Et les mesures à prendre pour les résoudre ». Cette démarche proactive a rassemblé des acteurs clés : le corps préfectoral, la direction régionale de l’éducation nationale, ainsi que la mairie et le conseil régional.
Un Diagnostic Précis des Urgences Éducatives dans le Gôh
De plus, l’état des lieux dressé collectivement a mis en lumière plusieurs difficultés majeures qui entravent le bon fonctionnement de l’école dans la « cité du fromager ». Ces défis sont variés et nécessitent une attention immédiate :
- Catastrophes naturelles : Des phénomènes comme les tornades qui endommagent les toitures des écoles ou les inondations rendent les infrastructures inutilisables et perturbent gravement la continuité pédagogique.
- Défis sociaux : Les mariages précoces et les grossesses en milieu scolaire représentent des obstacles significatifs à la scolarisation des jeunes filles, les privant souvent de leur droit à l’éducation.
- Environnement scolaire : M. Ziao Sogba, président du comité régional du RIP-EPT, a pointé du doigt un problème préoccupant : la présence de débits de boissons à proximité de certains établissements. Il souligne que cet environnement scolaire « n’est pas fait pour garantir une bonne éducation des apprenants ».
Face à ces constats, la question de la poursuite des études pour les jeunes filles enceintes ou jeunes mères a été soulevée, cherchant des stratégies inclusives pour ne laisser personne de côté.
Protéger l’Éducation : le cœur de cette Semaine mondiale d’action pour l’éducation
Le thème de cette édition de la Semaine mondiale d’action pour l’éducation, « Protéger l’éducation en cas d’urgence », résonnait particulièrement avec les réalités locales. M. Gnélou Paul a rappelé avec force : « Notre objectif est que l’école fonctionne même pendant les crises, parce que c’est un droit fondamental qui doit être assuré de façon permanente ». Cette affirmation souligne l’importance vitale de garantir la continuité éducative, quelles que soient les circonstances.
Pour répondre concrètement aux problèmes identifiés, une proposition majeure a émergé : la création d’un fonds d’urgence dédié à l’éducation dans la région. « J’ai souhaité que dans la région, on mette en place un fonds d’urgence pour résoudre tous ces problèmes », a suggéré M. Gnélou Paul.
En outre, il a expliqué que les budgets actuels ne prévoient généralement pas de lignes spécifiques pour les imprévus. « Les urgences arrivent de manière inopinée, il faut donc prévoir quelque chose de sorte qu’en cas d’urgence on puisse résoudre le problème dans l’immédiat », a-t-il insisté.
Initiatives de la Semaine mondiale d’action pour l’éducation dans la région du Gôh
Cette proposition a reçu un écho favorable auprès des autorités présentes, qui ont reconnu la pertinence de la démarche et ont pris l’engagement de s’investir pour trouver des solutions durables, visant une école de qualité pour tous les enfants du Gôh.
L’initiative menée à Gagnoa dans le cadre de la Semaine mondiale d’action pour l’éducation illustre parfaitement la nécessité d’une action concertée et locale pour faire face aux urgences éducatives. En identifiant les problèmes et en proposant des solutions pragmatiques comme le fonds d’urgence, les acteurs de la région du Gôh montrent la voie vers une éducation plus résiliente et protectrice.
Cette mobilisation, qui s’inscrit dans une dynamique nationale (l’événement se déroulant dans 12 des 15 comités régionaux du RIP-EPT), est un signe d’espoir pour l’avenir de l’éducation en Côte d’Ivoire. A Lire aussi : Obsèques de Maman Abenan Boua: un hommage national à la hauteur d’une figure maternelle.
Franck Singa





