Le village de Djédjédigbépa, dans la sous-préfecture de Dahiépa-Kéhi, a vibré au rythme d’une double cérémonie marquante. En effet, la coopérative agricole des femmes du canton Gbadi-Est a inauguré une unité de production d’attiéké et reçu un important don de machines et de semences. Cette initiative, portée par le professeur Ouraga Obou, fils du village, illustre parfaitement une dynamique puissante d’autonomisation des femmes en milieu rural.
Un don de matériel pour booster la productivité agricole
Pour commencer, le mercredi a été marqué par la visite de Dembélé Yacouba, directeur général de l’Agence de développement de la riziculture (Aderiz). Par conséquent, il est venu équiper la coopérative avec un matériel essentiel : dix batteuses-vanneuses, cinq batteuses mécaniques, vingt faucheuses, vingt machines à labour et des semences de riz. L’objectif annoncé est clair : mécaniser les activités pour augmenter significativement la production. « Je compte sur vous. Si vous travaillez bien, je vais installer ici une usine de riz qui produira 10 000 tonnes par an », a-t-il déclaré, soulignant que la présence d’une usine est un levier fondamental pour développer la riziculture locale.
L’unité d’attiéké : un levier concret pour l’autonomisation des femmes
Le lendemain, une seconde cérémonie, parrainée par Yves Brahima Koné, directeur général du Conseil café-cacao, a consacré l’inauguration de l’unitée de production d’attiéké. Réalisée en partenariat avec le Centre de démonstration et de promotion de technologie (CDT) et l’Office de commercialisation des produits vivriers (OCPV), cette structure vise à soulager les femmes des tâches les plus pénibles. Brahima Koné a salué l’engagement du professeur Ouraga Obou : « Ouraga Obou est une chance pour vous. Car il y a des gens qui ont les moyens mais qui ne pensent pas aux populations. »
Des impacts multiples sur la santé et l’économie locale
Lors de son intervention, le constitutionnaliste Ouraga Obou a détaillé les enjeux de ce projet. Il a d’abord insisté sur la sécurité alimentaire du canton avant d’évoquer les perspectives de commercialisation. Ensuite, il a mis en lumière les bénéfices concrets pour les femmes : « Les femmes gagnent du point de vue de la pénibilité. On mange l’attiéké mais on ne se rend pas compte des difficultés qu’elles endurent. Désormais, elles gagnent en santé, en productivité, en quantité, en auto-suffisance alimentaire et surtout en autonomisation des femmes. » Cette vision holistique montre que le projet dépasse la simple aide matérielle.
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Une promesse et une grande gratitude de la coopérative
Finalement, Obou Gbah Laurence, présidente de la coopérative agricole féminine, a promis de faire bon usage des outils reçus. Elle a exprimé sa profonde gratitude envers le professeur Ouraga Obou pour son combat continu qui vise l’autonomisation des femmes. Cette initiative, en réduisant la charge de travail manuel et en créant des opportunités économiques, ouvre la voie à un développement endogène et durable. « À nous de travailler pour séduire ceux qui veulent nous aider. Je suis convaincu que les résultats seront merveilleux pour le canton », a conclu le professeur, plein d’espoir.
Franck Singa





