La localité de Gbanhui, située à 56 kilomètres de Bondoukou, a vibré au rythme des traditions. En effet, la 5e édition du Gbralé Festival a connu son apothéose en présence d’un parterre d’autorités : Mme Ouedji Danielle Solange, sous-préfète de Laoudi Ba, le directeur régional de la Culture et de la Francophonie, ainsi que celui Tourisme de Bondoukou et surtout, la figure emblématique du parrainage, Maître Kouassi Koffi Kouman, surnommé Zulu Kof. Ainsi, prestations de danses traditionnelles envoûtantes, ballets artistiques colorés et un concours culinaire mettant à l’honneur les saveurs authentiques ont rythmé cette journée de clôture, captivant l’assemblée.

Surtout, l’âme de ce Gbralé Festival réside dans sa mission profonde, initiée en 2019 par le Dr Kouassi Koffi Alain, enseignant-chercheur à l’Université de Bouaké. Car face à l’influence grandissante des réseaux sociaux, ce festival se pose en rempart essentiel pour la préservation d’un héritage culturel précieux.
Nous avons initié le Gbralé Festival… pour valoriser un pan de la culture Koulango qui est, qui a été oublié. Et donc nous avons décidé de l’exhumer. Il s’agissait de mettre en valeur la cuisine et surtout les rites matrimoniaux traditionnels. Avant, il fallait donner en mariage à son neveu, à son fils une fille… Les parents permettaient à ces jeunes filles de se retirer… pour maîtriser la cuisine… L’idée qui est derrière ce festival est de promouvoir ce qui est de notre patrimoine.
Dr Kouassi Koffi Alain
Zulu Kof, parrain engagé : pilier du succès du Gbralé Festival
Indéniablement, la réussite de cette 5e édition doit beaucoup au soutien sans faille de son parrain, Maître Kouassi Koffi Kouman, surnommé Zulu Kof. En effet, il a déployé des moyens significatifs pour soutenir le comité d’organisation, permettant ainsi au Gbralé Festival d’atteindre une envergure et une qualité remarquables. Mme Ouedji Danielle Solange, sous-préfète de Laoudi Ba, lui a d’ailleurs expressément rendu hommage : « …remercier, exprimer ma gratitude au parrain… Merci d’appuyer ce projet Gbralé Festival et d’accepter d’associer votre image… Je constate que vous êtes un homme de promotion de la culture et je tiens à vous en remercier. »

Plus qu’un simple mécène, Maître Kouassi Koffi Kouman, surnommé Zulu Kof, a profondément incarné les valeurs portées par le festival. C’est pourquoi, il a clairement articulé le sens de son engagement, particulièrement déterminant en cette période pré-électorale. Ainsi, la présence de Maître Kouassi Koffi Kouman était aussi un relais du message de paix de son mentor, le ministre d’État Adjoumani.
…le président Alassane Ouattara a une politique culturelle très forte… pour qu’on puisse s’en servir comme un des piliers de notre développement et surtout en période électorale. Ce Gbralé Festival est l’occasion indiquée pour faire passer le message de cohésion sociale, de vivre ensemble si chers au ministre d’Etat Kobenan Kouassi Adjoumani… Le plus important pour nous, c’est la paix, c’est la stabilité. Sans stabilité, il ne peut pas y avoir de développement, de prospérité.
Maître Kouassi Koffi Kouman
La paix : message central du Gbralé Festival 2025
Effectivement, le fil rouge de cette édition, porté avec conviction par Maître Kouassi Koffi Kouman, alias Zulu Kof, et repris par les autorités, fut l’appel à la paix et à la cohésion sociale. Dans ses propos, Zulu Kof a martelé : *« Nous sommes des houphouétistes convaincus. Houphouët-Boigny a dit la paix. Ce n’est pas un vain mot. C’est un comportement… Il faudrait que ce soit la paix qui soit notre religion… La paix, c’est quelque chose qu’on peut consommer sans modération… Ce que nous avons vécu en 2010-2011, prions Dieu le Tout-Puissant que cela ne puisse jamais arriver dans ce pays. » Ce plaidoyer résonnait comme un impératif pour l’avenir du pays.

Ce message a trouvé un écho puissant dans l’intervention de Mme Ouedji Danielle Solange : « … j’invite les festivaliers à être des ambassadeurs de paix. Sans paix, il est difficile d’entrevoir le développement… Nous sommes en année électorale… J’aimerais que ça se fasse dans la quiétude et dans la paix, et dans le respect mutuel… Sans la paix, on ne peut pas célébrer la culture. » Par conséquent, le Gbralé Festival s’est affirmé bien au-delà d’une simple célébration culturelle ; il est devenu une plateforme essentielle pour promouvoir le vivre-ensemble et la stabilité, conditions sine qua non de tout progrès.
Une édition saluée pour son rayonnement croissant
De surcroît, les autorités présentes ont unanimement salué la croissance et la qualité de cette 5e édition. La sous-préfète a souligné : « …j’ai eu le privilège de prendre part à la troisième édition et je remarque que la cinquième est plus festive, de dimension extraordinaire. Nous enregistrons… que le Gbralé Festival gagne en ampleur. Toutes mes félicitations… à la dynamique équipe qui vous entoure. » En outre, elle a lancé un appel aux directeurs régionaux présents (Culture et Tourisme) : « …j’aimerais vous demander vraiment de porter ce projet sous vos ailes… d’appuyer ce jeune homme-là… pour mettre… le peuple Koulango au-delà des frontières… », reconnaissant ainsi le potentiel national et international de l’événement.
L’esprit du Gbralé Festival : patrimoine et transmission
De plus, le Dr Kouassi Koffi Alain, commissaire général, a partagé sa fierté et sa détermination : « Tous les villages sont réunis pour magnifier la culture Koulango… Les autorités sont également présentes pour montrer que nous avons fait le meilleur choix… En tant que spécialiste de la culture, il est de mon devoir de promouvoir ce qui est de notre patrimoine… Si l’histoire de la chasse doit être comptée à chaque fois par le chasseur, on ne verra jamais la partie du gibier. Il faudrait que nous tous, on s’y mette pour montrer ce qu’on a de mieux au monde. » Cette métaphore illustre parfaitement la nécessité d’une mobilisation collective pour préserver et valoriser l’héritage culturel Koulango.

Vers un avenir radieux pour le Gbralé Festival
Pour conclure, la 5e édition du Gbralé Festival à Gbanhui restera dans les mémoires comme un moment d’intense célébration culturelle, porté par la passion du Dr Alain et son équipe, et soutenu de manière significative par l’engagement de son parrain, Maître Kouassi Koffi Kouman, surnommé Zulu Kof. Grâce à eux, la culture Koulango, ses danses, sa cuisine et ses traditions matrimoniales, a rayonné avec force.
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Surtout, le festival a su, avec pertinence, se faire le porte-voix d’un message universel et décisif pour la Côte d’Ivoire : celui de la paix et de la cohésion sociale, particulièrement en cette année électorale. Comme le souhaitait ardemment Mme la Sous-préfète : « …émettre le vœu que nous ayons des éditions plus grandioses, plus festives. » L’avenir du Gbralé Festival s’annonce donc prometteur, ancré dans ses traditions et résolument tourné vers la paix et le développement.
Alfred Zeus





