Ce jeudi 27 novembre, la visite de travail du ministre de l’intérieur et de la sécurité, Diomandé Vagondo, a offert aux leaders de jeunesse de Guibéroua l’occasion d’un geste symbolique fort. En effet, ces derniers ont présenté leurs excuses à la nation ivoirienne pour les troubles survenus lors de l’élection présidentielle du 25 octobre.
Un pardon public pour tourner la page grâce à la responsabilité citoyenne
Selon Eric Babli, président de la jeunesse communale, certains jeunes, « répondant au mot d’ordre de leur parti politique », ont contribué à perturber la quiétude dans plusieurs localités. Les conséquences, reconnait-il, « sont énormes ». Pour lui, cette démarche découle d’un devoir moral, fondement même de la responsabilité citoyenne.
Afin de matérialiser cette reconnaissance, Eric Babli, entouré de son bureau, a imploré la clémence du président Alassane Ouattara, par l’entremise du ministre Diomandé Vagondo. Il a également adressé son pardon à la ministre de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté, Myss Dogo Belmonde, à la maire de Guibéroua, Souassou Zézé Nicole, ainsi qu’aux chefs traditionnels. Genoux au sol, mains croisées, têtes baissées, les jeunes ont fait amende honorable devant la nation.
Une volonté affichée d’incarner désormais la responsabilité citoyenne
Dans la continuité, Eric Babli a insisté sur le caractère non « émotif » de cette demande de pardon. Selon lui, il s’agit d’un acte assumé et guidé par une volonté ferme de rompre avec les violences. Il a promis que, pour les élections législatives du 27 décembre, toutes les dispositions seront prises pour garantir un scrutin apaisé. Cette transition vers une culture de paix s’inscrit directement dans une dynamique de responsabilité citoyenne, rappelée tout au long de son allocution.
Le ministre Vagondo appelle à renforcer la responsabilité citoyenne
En réponse, le ministre Diomandé Vagondo a salué la démarche courageuse des jeunes, tout en les exhortant fermement à ne plus répéter ces erreurs. « Faites en sorte que cela ne se répète jamais », a-t-il martelé. Il les a encouragés à rehausser l’image de leur région dès que l’occasion se présente.
Dans un geste fort, il a lui-même demandé pardon aux chefs traditionnels pour les préjudices causés par les jeunes. Il a souligné leur capacité à pardonner et a réaffirmé que les engagements pris doivent être respectés pour éviter tout nouvel écart, toujours au nom de la responsabilité citoyenne.
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Pour sa part, la ministre Myss Dogo Belmonde a indiqué avoir « pris bonne note » de la déclaration des jeunes, tout en les invitant à prouver leur sincérité lors des législatives. Elle les encourage à quitter la « politique politicienne » pour s’inscrire dans une dynamique républicaine.
Franck Singa





