La cérémonie d’investiture COSIM de l’imam Siaka Ouattara en tant que nouveau président de la sous-section COSIM du village s’est déroulée dans le village de Kanguélé, situé à 14 kilomètres de Bondoukou. Cet événement revêt une importance particulière dans un contexte où la localité traverse des tensions internes qui freinent son développement.
- L’investiture COSIM : le rôle central de la religion dans la réconciliation
- Des actions concrètes pour accompagner l’investiture COSIM
- La sous-préfète appelle à l’unité pour le développement
- L’importance de la prière pour la stabilité nationale
- Les défis du développement rural en Côte d’Ivoire
- Vers une réconciliation durable
Le député de Sorobango et Tagadi, El Hadj Kra Paulin, parrain de cette investiture COSIM, a exprimé sa joie et son humilité face à cette nomination. Il a souligné que cette cérémonie marque « le début d’un nouveau chapitre pour Kanguélé » et représente un espoir de réconciliation pour la communauté.

L’investiture COSIM : le rôle central de la religion dans la réconciliation
Lors de son discours, El Hadj Kra Paulin a insisté sur le rôle fondamental de la religion dans la promotion de l’unité. Citant le saint Coran, il a rappelé l’importance de la fraternité : « Accrochez-vous tous au câble d’Allah et ne soyez pas divisés ».
Le député a évoqué les tensions qui affectent le village depuis plusieurs années, soulignant que « depuis un moment, les anciens ne parlent pas d’une seule voix ». Il a appelé à une réconciliation urgente, estimant qu’il ne peut y avoir de développement sans unité.
Des actions concrètes pour accompagner l’investiture COSIM
Pour matérialiser son engagement, El Hadj Kra Paulin a offert huit rouleaux de tapis de prière aux mosquées de Kanguélé. Il a également doté l’école primaire du village d’une cantine scolaire, démontrant ainsi sa volonté de contribuer concrètement au développement local.


Le député a pris un engagement fort concernant le pèlerinage à la Mecque : « Tous les imams iront à la Mecque l’année prochaine, inch’Allah ». Cette promesse témoigne de sa reconnaissance envers les guides religieux et de son respect pour les piliers de l’islam.
La sous-préfète appelle à l’unité pour le développement
Mme Dago Ouhalé Généviève, sous-préfète de Sorobango, a également pris la parole lors de cette investiture COSIM. Elle a confié à l’imam Siaka Ouattara une mission de réconciliation, soulignant que « tant que Dieu me donnera le souffle, je travaillerai à ce que Kanguélé soit uni ».

La sous-préfète a évoqué plusieurs projets d’infrastructure entravés par les divisions internes, notamment l’électrification et un projet d’aéroport. Elle a insisté sur le fait que « quand il y a division, on ne peut pas envoyer le développement ».
L’importance de la prière pour la stabilité nationale
Cette investiture COSIM a également été l’occasion de prier pour les dirigeants nationaux. El Hadj Kra Paulin a rendu hommage au président Alassane Ouattara, soulignant les améliorations apportées sous sa présidence : accès à l’eau, infrastructures routières et divers projets de développement.
Le député a également demandé des prières pour le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani, leader politique dans la région. Cette dimension spirituelle de l’événement illustre l’importance accordée à la stabilité politique pour le développement local.

Les défis du développement rural en Côte d’Ivoire
L’investiture COSIM de Kanguélé révèle les défis auxquels font face de nombreux villages ivoiriens. Les divisions internes, les questions de légitimité des autorités traditionnelles et les conflits d’intérêts constituent autant d’obstacles au développement.
La sous-préfète a annoncé sept jours de festivités pour célébrer l’indépendance dans la sous-préfecture de Sorobango, avec des événements sportifs et culturels. Cette initiative vise à renforcer la cohésion sociale et l’unité nationale.
Vers une réconciliation durable
La présence d’Oustaze Ahmed Koudouss Timité, représentant l’imam El Hadj Ismaël Timité, président régional du COSIM du Gontougo, a donné une dimension régionale à cette investiture COSIM. Il a appelé le nouvel imam à « travailler pour la paix et la cohésion sociale en intelligence avec la notabilité villageoise ».

Cette cérémonie s’inscrit dans une démarche plus large de réconciliation nationale, particulièrement importante dans le contexte des prochaines élections. Les autorités religieuses et administratives ont uni leurs voix pour appeler à la paix et à l’unité.
L’investiture COSIM de Kanguélé représente ainsi un espoir de renouveau pour ce village en quête d’harmonie. Elle illustre le rôle central que peuvent jouer les autorités religieuses dans la résolution des conflits locaux et la promotion du développement communautaire. A lire aussi : Parc national de la Comoé : 66% du plan opérationnel 2025 réalisé, quels défis à relever ?
Alfred Zeus





