Le mercredi 28 avril 2025, le tribunal de Bouna a prononcé une décision marquante : deux jeunes orpailleurs ont été condamnés à trois mois de prison ferme, assortis d’une amende de 300 000 francs CFA chacun. Ces sanctions font suite à des activités d’orpaillage illégales dans le Parc national de la Comoé, en violation de la loi n°2002-102 du 11 février 2002.
Les contrevenants avaient été interpellés en flagrant délit par les agents de la Direction de Zone Nord-Est (DZNE) de l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR). Cette intervention témoigne de la vigilance constante des autorités face aux menaces pesant sur les espaces protégés.
Une avancée judiciaire historique dans l’affaire des orpailleurs condamnés à Bouna
Cette affaire marque une première judiciaire significative. L’OIPR a été autorisé à participer comme partie civile à une procédure impliquant des mineurs. Jusqu’alors, les audiences pour mineurs se déroulaient à huis clos, interdisant la présence de l’organisme de protection des parcs.
Le Colonel KOUADIO Yao Roger , Directeur de Zone Nord-est de l’OIPR, souligne : « C’est une dynamique notable pour la préservation de notre patrimoine naturel, mais aussi un signal fort pour tout contrevenant à la loi sur les Parcs nationaux. »
Un signal fort contre l’exploitation illégale
Cette évolution procédurale, fruit d’échanges constructifs entre le Service Contentieux de la DZNE et le Tribunal de Bouna , renforce l’arsenal juridique de protection environnementale.
Avec l’intensification des pressions sur les parcs nationaux, cette nouvelle approche judiciaire constitue un outil de dissuasion efficace. Elle a traduit l’engagement du système judiciaire dans la protection de l’environnement ivoirien. Arrêt de la liste électorale définitive : Coulibaly-Kuibiert (CEI) révèle les chiffres clés pour la présidentielle 2025.
As-Sobour





