Le 1er mai 2025, la Fête du Travail à Gagnoa a une nouvelle fois rythmé la Place de la République. Sous le regard attentif des autorités administratives et coutumières, des centaines de travailleurs ont défilé pour commémorer cette journée symbolique. Gooré Jean Luc, administrateur principal du Travail et des Lois Sociales, a ouvert les discours en rappelant l’importance de ce rendez-vous annuel : « Cette journée permet aux travailleurs et aux gouvernants d’évaluer les progrès accomplis et d’aborder les défis persistants. Beaucoup a été fait, mais le chemin reste long ».

Un message qui résonne dans un contexte où le dialogue social est salué. « Je me réjouis du climat apaisé entre employeurs et employés dans la région du Gôh. La résolution amiable des conflits prédomine », a-t-il ajouté, soulignant des statistiques encourageantes : 98 conflits individuels, 1 grève et 6 accidents du travail recensés entre mai 2024 et avril 2025.
Un climat social apaisé au cœur de la Fête du Travail à Gagnoa
La Fête du Travail à Gagnoa a également été l’occasion de célébrer les avancées en matière de relations professionnelles. Lancina Fofana, préfet du département, a salué cette dynamique. Son appel à la cohésion a été renforcé par les responsables syndicaux, qui ont évoqué des enjeux cruciaux : coût de la vie, sécurité, création d’emplois et licenciements abusifs. :
Soyons des artisans de paix pour garantir le développement de notre région.
Lancina Fofana
Face à ces préoccupations, M. Fofana a assuré que « ces revendications seront portées à l’attention du gouvernement ». Une promesse accueillie avec prudence par les syndicats, dont l’UGTCI et Humanisme & Dignité, qui réclament des actions concrètes.
La Coupe d’Afrique des Nations : un symbole fort pour la Fête du Travail à Gagnoa

Parmi les temps forts de cette édition 2025, la présentation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) a électrisé la foule. Initiée par Yssouf Diabaté, député-maire et président de la Ligue de football amateur à la FIF, cette démarche rappelle celle de 2015, lorsqu’il avait déjà fait voyager le trophée continental à Gagnoa. « Ce trophée incarne l’unité nationale. En 2023, les Ivoiriens ont vibré ensemble, sans distinction », a-t-il déclaré, évoquant la victoire des Éléphants.
Le préfet Lancina Fofana a renchéri : « Cette coupe prouve au monde que la Côte d’Ivoire est unie ». Un symbole fort, intégré à la Fête du Travail à Gagnoa, pour rappeler que le sport transcende les clivages et nourrit la fierté collective.
Des défis persistants malgré les avancées
Si la Fête du Travail à Gagnoa met en avant des progrès, les syndicalistes restent vigilants. Les interventions ont souligné l’urgence de résoudre la précarité économique, d’améliorer la sécurité et de réguler les licenciements. « Le dialogue social est la clé, mais il doit déboucher sur des actes », ont martelé les représentants syndicaux.
Gooré Jean Luc a conclu en encourageant les partenaires sociaux à « privilégier le dialogue, gage de stabilité et de développement durable ». Un message repris par les autorités, conscientes que la paix sociale repose sur un équilibre entre revendications et compromis.
Une célébration aux multiples visages
La Fête du Travail à Gagnoa 2025 aura donc mêlé réflexions sérieuses et moments de liesse. Entre les discours engagés, les promesses gouvernementales et l’émotion autour de la CAN, l’événement incarne à la fois les défis du présent et les espoirs pour l’avenir. Une édition qui rappelle que le travail, au-delà des statistiques, reste une affaire d’hommes et de femmes unis par des aspirations communes.
Franck Singa





