Chaque année, à l’approche des examens de fin d’année, l’AEEMCI organise sa nuit de prière, un moment clé pour les élèves et étudiants musulmans de Côte d’Ivoire. En 2025, cette tradition s’est tenue à la Grande Mosquée de Bouna sous le thème « Comment concilier études et spiritualité ». Comme l’a souligné Logossina Ouattara, Secrétaire Régional de l’AEEMCI pour le Bounkani, « la réussite ne se limite pas aux efforts humains : elle dépend aussi de la bénédiction divine ».
Dans un contexte où la pression scolaire pousse souvent les jeunes à négliger leur foi, cette initiative rappelle que réussite académique et pratique religieuse sont complémentaires. « Implorer Allah pour qu’Il guide les candidats est essentiel, notamment pour le CEPE, le BEPC, le BAC ou les examens universitaires », a insisté Logossina Ouattara. Une vision partagée par l’ensemble des participants, dont des parents d’élèves et enseignants venus soutenir cette démarche.

Spiritualité et études : un équilibre salué par les intervenants
D’abord, Oustaz Ousmane Camara, communicateur principal de la soirée, a ouvert les débats en citant un hadith du Prophète Mohammed (paix et salut sur lui) : « Celui qui emprunte un chemin pour chercher la science, Allah lui facilite un chemin vers le Paradis » (Muslim). Pour lui, l’étudiant musulman doit incarner « une lumière dans la société », alliant rigueur académique et fidélité à ses prières.
En s’appuyant sur le verset 11 de la sourate Al-Mujadala (« Allah élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et qui auront acquis le savoir »), Oustaz Camara a insisté sur la sincérité de l’intention et la discipline.
« Ne sacrifiez ni vos prières pour les études, ni l’inverse. Faites de chaque instant une adoration », a-t-il conseillé, rappelant que la quête du savoir est elle-même un acte de foi en islam.
La nuit de prière AEEMCI : des moments intenses d’émotion et de ferveur
Au-delà des enseignements, cette veillée a été ponctuée d’activités spirituelles vibrantes. Les participants ont récité 41 fois la sourate Yassine, symbole de miséricorde divine, et multiplié les prières surérogatoires. Un temps fort a été la dou’a collective pour la réussite aux examens : voix tremblantes, larmes et mains levées vers le ciel ont illustré une ferveur palpable.
« Ces instants nous rappellent que, même dans l’effort, nous dépendons d’Allah », a confié Aïcha, étudiante en terminale. Pour beaucoup, cette nuit de prière AEEMCI a été un exutoire face au stress des révisions, mais aussi un rappel que la confiance en Dieu et le travail personnel vont de pair.
Un message d’espoir pour une jeunesse engagée
En clôture, Djibril Traoré, ancien membre de l’AEEMCI, a livré un discours inspirant : « Allah nous veut forts dans la foi ET dans la connaissance. Brillez dans les deux ! ». Un appel repris en chœur par l’assistance, déterminée à incarner cet idéal.
Ainsi, la nuit de prière AEEMCI de Bouna dépasse le cadre religieux : elle symbolise l’engagement d’une jeunesse consciente de ses défis, mais ancrée dans ses valeurs. Comme le résume un parent présent, « ces jeunes montrent que réussir sans renier sa foi est possible ». A lire aussi : Gagnoa : le parti Renouveau démocratique équipe sa coordination régionale.
As-Sobour





