Le mardi 3 juin 2025, une nouvelle polémique a éclaté sur les réseaux sociaux concernant l’affaire « scanner à Bondoukou ». Au cœur de cette controverse : Kévin Fiéni, candidat à la présidentielle 2025, qui prétend vouloir offrir un équipement médical de 750 millions de francs CFA à l’Établissement Public Hospitalier Régional (EPHR) de Bondoukou. Cependant, les révélations d’Adolphe Bahi, directeur de l’établissement, mettent en lumière les pratiques douteuses de ce candidat en quête de popularité.
- Les dessous de l’affaire « scanner à Bondoukou » : Une promesse en trompe-l’œil
- Adolphe Bahi démonte la stratégie de Kévin Fiéni dans l’affaire « scanner à Bondoukou »
- Les enjeux sécuritaires négligés par Kévin Fiéni dans l’affaire « scanner à Bondoukou »
- L’affaire « scanner à Bondoukou » : une manipulation électorale à peine déguisée
- Les questions sans réponse de l’affaire « scanner à Bondoukou »
- L’impact de l’affaire « scanner à Bondoukou » sur la campagne présidentielle
- L’affaire « scanner à Bondoukou », révélatrice d’une méthode politique contestable
Les dessous de l’affaire « scanner à Bondoukou » : Une promesse en trompe-l’œil
L’affaire « scanner à Bondoukou » commence par une publication Facebook de Kévin Fiéni, dans laquelle il affirme avoir voulu livrer des matériaux de construction destinés à abriter un scanner médical. Selon ses déclarations, un camion transportant du gravier, du sable et du fer aurait été refoulé à l’entrée de l’hôpital de Bondoukou le lundi 2 juin 2025.

Cette version des faits, présentée de manière dramatique par le candidat, vise manifestement à susciter l’émotion et l’indignation du public. Kévin Fiéni se présente comme un bienfaiteur incompris, victime d’une administration tatillonne qui freinerait ses élans généreux. Pourtant, la réalité de l’affaire « scanner à Bondoukou » s’avère bien différente de cette mise en scène.
Le montant annoncé de 750 millions de francs CFA interpelle d’emblée. Comment un homme politique aux moyens financiers modestes peut-il prétendre financer un équipement médical aussi coûteux ? Aucune preuve d’achat, aucun document attestant de la possession effective de ce scanner n’a été fourni par Kévin Fiéni.
Adolphe Bahi démonte la stratégie de Kévin Fiéni dans l’affaire « scanner à Bondoukou »
Face aux allégations de Kévin Fiéni, Adolphe Bahi, directeur de l’EPHR de Bondoukou, a apporté un démenti cinglant qui éclaire d’un jour nouveau l’affaire « scanner à Bondoukou ». Selon le directeur, Kévin Fiéni « refuse catégoriquement de respecter non seulement les procédures qui sont au sein du ministère de la Santé, en même temps, manque de respect même à la hiérarchie ».

Cette déclaration révèle l’attitude problématique du candidat, qui préfère créer le buzz médiatique plutôt que de suivre les protocoles établis. Adolphe Bahi précise que dire » nous refusons l’offre d’un scanner à l’établissement public hospitalier régional de Bondoukou, c’est archi faux ». L’hôpital accueillerait favorablement cet équipement, mais dans le respect des normes de sécurité.
L’affaire « scanner à Bondoukou » révèle ainsi que Kévin Fiéni a tenté de livrer des matériaux sans autorisation préalable du ministère de la Santé. Le directeur explique qu’au lieu d’adresser une demande d’autorisation officielle, Kévin Fiéni s’est contenté d’envoyer un simple courrier d’information, ignorant délibérément les procédures établies.
Les enjeux sécuritaires négligés par Kévin Fiéni dans l’affaire « scanner à Bondoukou »
Ce qui rend l’affaire « scanner à Bondoukou » particulièrement préoccupante, c’est le mépris affiché par Kévin Fiéni pour les questions de sécurité sanitaire. Un scanner n’est pas un équipement médical ordinaire : son installation nécessite des spécifications techniques précises et des mesures de protection strictes pour éviter tout risque d’exposition aux radiations.
Le ministère de la Santé, soucieux de protéger la population, avait légitimement exigé « tous les éléments spécifiques, non seulement à l’équipement, mais aussi au bâtiment devant abriter le scanner ». Cette demande, parfaitement justifiée, vise à garantir que l’installation respecte les normes internationales de radioprotection.
Mais Kévin Fiéni, impatient de médiatiser son geste, a choisi de passer outre ces exigences sécuritaires. L’affaire « scanner à Bondoukou » montre ainsi un candidat prêt à compromettre la sécurité des patients pour satisfaire ses ambitions politiques.
L’affaire « scanner à Bondoukou » : une manipulation électorale à peine déguisée
L’analyse de l’affaire « scanner à Bondoukou » ne peut faire l’économie de son contexte électoral. À quelques mois de la présidentielle 2025, Kévin Fiéni multiplie les coups de communication pour séduire l’électorat de la région du Gontougo. Cette promesse de scanner s’inscrit clairement dans une stratégie de captation des suffrages.
La région de Bondoukou, en quête d’infrastructures sanitaires de pointe, constitue un terrain fertile pour ce type de promesses démagogiques. Kévin Fiéni l’a bien compris et tente d’exploiter les attentes légitimes de la population en matière de santé publique.
Cependant, l’affaire « scanner à Bondoukou » révèle surtout l’inconsistance de cette démarche. Comment croire en la sincérité d’un candidat qui ne fournit aucune garantie financière, ne respecte pas les procédures légales et refuse de communiquer les spécifications techniques de l’équipement qu’il prétend offrir ?
Les questions sans réponse de l’affaire « scanner à Bondoukou »
L’affaire « scanner à Bondoukou » soulève de nombreuses interrogations auxquelles Kévin Fiéni se garde bien de répondre. Premièrement, où sont les preuves d’achat de ce scanner de 750 millions de francs CFA ? Aucun reçu, aucun contrat avec un fournisseur n’a été présenté au public.
Deuxièmement, pourquoi Kévin Fiéni refuse-t-il de fournir les spécifications techniques demandées par le ministère ? Cette réticence alimente les soupçons sur la réalité même de l’existence de cet équipement médical.
Troisièmement, comment un homme politique aux ressources financières limitées peut-il financer un tel investissement ? L’affaire « scanner à Bondoukou » pose la question de la transparence financière des candidats et de leurs sources de financement.
L’impact de l’affaire « scanner à Bondoukou » sur la campagne présidentielle
L’affaire « scanner à Bondoukou » risque de marquer durablement la campagne présidentielle de Kévin Fiéni. En choisissant la confrontation plutôt que la coopération avec les autorités sanitaires, il révèle un tempérament peu propice à l’exercice du pouvoir présidentiel.
Cette polémique illustre également les dérives de la communication politique moderne, où l’effet d’annonce prime sur la réalisation concrète. L’affaire « scanner à Bondoukou » démontre comment certains candidats n’hésitent pas à instrumentaliser les besoins vitaux de la population à des fins électoralistes.
La réaction ferme d’Adolphe Bahi, directeur de l’EPHR, témoigne heureusement de l’existence de garde-fous institutionnels face à ces tentatives de récupération politique. Le respect des procédures, loin d’être un obstacle bureaucratique, constitue une garantie essentielle pour la sécurité des patients.
L’affaire « scanner à Bondoukou », révélatrice d’une méthode politique contestable
L’affaire « scanner à Bondoukou » dépasse le simple malentendu administratif pour révéler les méthodes contestables de Kévin Fiéni. Cette polémique expose un candidat prêt à tout pour faire parler de lui, y compris au mépris des règles de sécurité sanitaire et du respect des institutions.
De plus, l’attitude de Kévin Fiéni dans cette affaire questionne sa capacité à gouverner avec la rigueur et la responsabilité qu’exige la fonction présidentielle. L’affaire « scanner à Bondoukou » restera probablement comme un exemple des dérives de la démagogie électorale en Côte d’Ivoire.
Les électeurs ivoiriens sauront-ils tirer les leçons de l’affaire « scanner à Bondoukou » ? Cette polémique devrait les inciter à la prudence face aux promesses mirobolantes et aux candidats qui privilégient la communication sur la réalisation effective de leurs engagements. A LIRE AUSSI : Justice environnementale : deux orpailleurs condamnés à Bouna pour exploitation illégale.
Jean Michel





