Le carrefour Akwaba, situé à l’entrée de la commune de Port-Bouët, était synonyme d’embouteillages chroniques pour des milliers d’usagers. Depuis le 19 mars 2025, cette page est tournée : le vice-Président de la République ivoirienne, Tiémoko Meyliet Koné, a officiellement inauguré l’échangeur Akwaba de Port-Bouët, un ouvrage phare destiné à désengorger cette zone stratégique d’Abidjan. Financé à hauteur de 31,2 milliards de FCFA par la Banque mondiale, ce projet s’inscrit dans le cadre du programme d’intégration Port-ville du Grand Abidjan.
- L’échangeur Akwaba de Port-Bouët : un projet aux dimensions impressionnantes
- Un financement international au service du développement local
- L’échangeur Akwaba de Port-Bouët : l’impact sur le trafic Abidjan
- Une cérémonie symbolique en présence des acteurs clés
- Perspectives : quel avenir pour le Grand Abidjan ?

L’échangeur Akwaba de Port-Bouët : un projet aux dimensions impressionnantes
L’échangeur Akwaba de Port-Bouët se compose de trois éléments majeurs, notamment d’un pont de 395 mètres aménagé en 2×3 voies, d’un giratoire de 3 voies pour fluidifier les raccordements entre axes routiers et d’un portique permettant le franchissement du train urbain.

Ces infrastructures, démarrées en décembre 2021, visent à résoudre les problèmes de congestion tout en préparant la ville aux futures exigences de mobilité. Comme l’a souligné Tiémoko Meyliet Koné lors de la cérémonie :
Cet échangeur traduit la vision empathique du Président Alassane Ouattara, incarnée par le programme « Une Côte d’Ivoire solidaire ». Il concrétise notre engagement à améliorer le quotidien des populations.
Tiémoko Meyliet Koné
Un financement international au service du développement local
La Banque mondiale, représentée par sa Directrice pays Marie-Chantal Uwanyiligira, a joué un rôle clé dans la réalisation de ce projet. « Notre partenariat avec la Côte d’Ivoire illustre notre volonté commune de soutenir des infrastructures durables, catalyseurs de croissance inclusive », a-t-elle déclaré. Ce soutien s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures routières ivoiriennes, avec plus de 1 000 km de routes bitumées réalisés depuis 2011.
L’échangeur Akwaba de Port-Bouët : l’impact sur le trafic Abidjan

L’échangeur Akwaba de Port-Bouët n’est pas qu’un simple aménagement routier. Selon le vice-Président, il participe à réduire le temps de trajet des travailleurs, boostant ainsi la productivité, renforcer l’attractivité économique de la zone portuaire, cruciale pour les échanges internationaux et de favoriser un développement territorial équilibré, en désenclavant les quartiers périphériques.
« En améliorant la fluidité du trafic, nous créons des opportunités pour tous les Ivoiriens, quels que soient leur statut social ou leur lieu de résidence », a insisté Tiémoko Meyliet Koné.
Une cérémonie symbolique en présence des acteurs clés
L’événement a réuni des figures politiques majeures, dont le Premier ministre Robert Beugré Mambé, en charge des Sports et du Cadre de vie. Cette mobilisation témoigne de l’importance accordée aux infrastructures structurantes dans la politique gouvernementale. Rappelons que sous l’actuelle mandature, le budget alloué aux transports a augmenté de 22%, reflétant la priorité donnée à la connectivité nationale.

Perspectives : quel avenir pour le Grand Abidjan ?
L’échangeur Akwaba de Port-Bouët s’intègre dans un plan global incluant la construction d’autoroutes urbaines et le développement du train express. À terme, ces projets devraient diminuer de 30% le temps de parcours moyen dans la capitale économique. Ensuite, soutenir l’émergence de zones industrielles le long des axes modernisés et de contribuer à l’objectif gouvernemental de faire d’Abidjan un hub logistique ouest-africain d’ici 2030.
Alfred Zeus





