Le scrutin des législatives 2025 à Gagnoa se précise avec la désignation officielle des cinq candidats du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix. Ainsi, Koné Issa, Dogo Myss Belmonde, Djédjé épouse Séa, Yssouf Diabaté et Camara Zon porteront, dans le département, les couleurs du parti au pouvoir lors du vote prévu le 27 décembre prochain.
Par ailleurs, Abel Djohoré, secrétaire départemental du RHDP, n’a pas caché sa satisfaction face à ces désignations. « Je suis satisfait des choix qui ont été faits. Le parti reconnaît les siens. Ceux qui ont été choisis par la direction du parti sont ceux qui le méritaient », a-t-il déclaré dimanche dernier lors d’une conférence de presse. Le responsable politique a également souligné sa proximité avec chacun des candidats retenus.
Une reconnaissance du travail de terrain
De surcroît, le président-directeur général de la Sodexam a salué la clairvoyance de la direction nationale dans le processus de sélection. Selon lui, ces choix démontrent que les instances dirigeantes du parti suivent attentivement le travail des militants sur le terrain. « Ces choix nous confortent dans notre position selon laquelle la direction du parti suit les cadres et les militants que nous sommes sur le terrain », a affirmé Abel Djohoré.
En outre, l’ancien député de Ouragahio a fait une distinction claire entre les militants engagés et les opportunistes. « La direction du parti sait faire la différence entre les profiteurs et ceux qui sont allés au charbon depuis l’avènement du parti », a-t-il précisé, valorisant ainsi l’engagement des candidats sélectionnés pour ces législatives à Gagnoa.
Bilan de la présidentielle dans le Gôh
Également, Abel Djohoré est revenu sur l’élection présidentielle récente, saluant la victoire du président Alassane Ouattara. « Dans le Gôh, nous avons fait ce que nous pouvons pour que la victoire du président ne souffre d’aucune contestation », s’est-il réjoui, exprimant sa pleine satisfaction des résultats obtenus dans sa région.
Cependant, le responsable politique a dénoncé les violences enregistrées dans certaines localités, notamment à Koukouézo et Kpapékou. Ces villages relevant de son département politique connaissent depuis longtemps des troubles lors des scrutins. « Nous ne devons pas servir de terrain d’expérimentation de la violence politique », a martelé le conférencier, promettant de rencontrer la jeunesse locale pour comprendre leurs motivations.
Une critique ferme contre le PPACI
Concernant les législatives à Gagnoa, Abel Djohoré a vivement critiqué la décision du Parti panafricaniste et citoyen de ne pas participer au scrutin. Pour le cadre du RHDP, cette stratégie équivaut à signer l’acte de décès du parti de Laurent Gbagbo. « Quand vous interdisez vos cadres de se faire élire, c’est une mort programmée pour le parti politique. Un parti n’existe que par ses élus », a-t-il averti.
D’ailleurs, il a conseillé aux cadres du PPACI de prendre leur destin en main et de ne pas écouter Laurent Gbagbo, qu’il considère « au crépuscule de sa vie politique ». « Celui qui lie son sort à Laurent Gbagbo n’aura que ses yeux pour pleurer », a lancé Abel Djohoré, invitant les opposants à participer à la compétition électorale.
Un satisfecit pour Tidjane Thiam
À l’inverse, le secrétaire départemental a salué la « sage décision » de Tidjane Thiam, président du PDCI, d’encourager ses cadres à participer aux législatives. « C’est un acte politique que je trouve pertinent, de grande envergure. Le président Thiam démontre qu’il est politiquement mûr », a souligné le responsable du RHDP.
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Finalement, Abel Djohoré a conclu en indiquant que le nouveau mandat du président Ouattara sera consacré à la constitution d’une nation ivoirienne unie. « On a fini avec la République. On va maintenant vers une nation où tout Ivoirien doit se sentir chez lui quelle que soit son appartenance ethnique, religieuse ou politique », a-t-il affirmé, dessinant ainsi sa vision de l’avenir politique du pays.
Franck Singa





