À l’issue des législatives à Sassandra, Goudard Agoua Moise-Honorat, candidat du PDCI-RDA, s’est classé à la cinquième place dans la circonscription électorale de Sassandra commune et sous-préfecture. Il a recueilli 403 voix, soit 5,51 % des suffrages exprimés. Le 30 décembre, il a tenu à faire un bilan détaillé de sa campagne et à analyser les causes de cette contre-performance.
Selon Goudard Agoua Moise-Honorat, la première raison de son échec aux législatives à Sassandra réside dans la faible mobilisation des militants de son parti. D’après lui, ces derniers ne sont pas sortis massivement pour lui accorder leurs suffrages dans les urnes. Par ailleurs, il évoque des dysfonctionnements internes liés au processus de sélection des candidats au sein de la direction du PDCI-RDA.
Lenteur administrative et manque de temps sur le terrain
Ensuite, le cadre du PDCI-RDA pointe la lenteur de sa hiérarchie dans la validation de son dossier de candidature. Cette situation lui a fait perdre un temps précieux. Ainsi, il n’a pas pu se familiariser suffisamment avec les populations des différents cantons de Sassandra, à l’exception de celles de sa zone d’origine. Toutefois, malgré ce handicap, il se réjouit d’avoir participé aux législatives à Sassandra, une expérience qui lui a permis d’aller au contact direct des populations.
Revenant sur le climat de la campagne, Goudard Agoua Moise-Honorat déplore le vandalisme de ses affiches par des inconnus, malgré les appels à la paix lancés par le corps préfectoral et le procureur de la République près le tribunal de première instance de Sassandra. Attaché aux valeurs de paix prônées par le PDCI-RDA, il précise que ses partisans et lui ont choisi de ne pas réagir.
Un contexte national défavorable au pdci-rda
Enfin, le candidat estime que l’avancement de la date des législatives à Sassandra, annoncée par la Commission électorale indépendante pour le 27 décembre 2025, a pris son parti de court. Au plan national, il note une régression du PDCI-RDA avec la perte de plusieurs sièges à l’Assemblée nationale. Selon lui, le boycott de la dernière élection présidentielle a affaibli la flamme militante. Conscient de la tension sociopolitique persistante, il préconise un rapprochement entre le gouvernement et l’opposition, voire la formation d’un gouvernement d’union nationale.
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Franck Singa





