Dans le paysage socio-économique du grand Ouragahio, un nom est sur toutes les lèvres : Légré Germain. Cet opérateur économique, reconnu pour sa générosité et ses actions caritatives, voit sa popularité grimper en flèche. Une notoriété qui alimente les rumeurs et le présente comme un candidat potentiel aux prochaines échéances locales. Interrogé à ce sujet, l’homme préfère tempérer les ardeurs.
C’est lors de la célébration de la fête des mères qu’il parrainait le samedi 19 juillet à Bôkô, un village de la sous-préfecture de Yopohué, que Légré Germain a mis les choses au clair. « Pour l’heure, je n’ai pas d’ambition politique », a-t-il déclaré à la presse. Une affirmation destinée à dissiper les malentendus que ses actions pourraient engendrer.

La générosité, un moteur pour le développement selon Légré Germain à Ouragahio
Pourquoi une telle aura politique lui est-elle prêtée ? Pour Légré Germain, la réponse est simple : « Je suis généreux. Les gens me sollicitent et je réponds favorablement. Partout où on m’invite, je vais. » Loin de toute stratégie électorale, cet engagement serait, selon lui, une manière de témoigner sa reconnaissance divine. « Dieu a fait beaucoup dans ma vie. Pour lui témoigner ma reconnaissance, j’ai décidé de partager ce qu’il m’a donné », confie cet homme de foi.
Cette générosité se manifeste notamment par son soutien indéfectible aux mères, qu’il célèbre chaque année de manière tournante dans les villages. « Honorer la mère, c’est une bénédiction parce que Dieu a dit d’honorer ton père et ta mère. Honorer une maman, c’est honorer Dieu lui-même », justifie-t-il. Cet engagement lui a valu des éloges, comme ceux de Zézé Claire, secrétaire générale de l’association des femmes de la sous-préfecture de Yopohué : « Vous ne cessez de nous épater. Vous êtes un modèle pour nous les femmes. »
L’unité du canton Zédi : la véritable « politique » de Légré Germain à Ouragahio
Si Légré Germain se défend de toute ambition politique, il admet avoir une « politique » : celle de l’union pour le développement. Inspiré par la cohésion des cadres du canton Nékédi, il appelle ses frères et sœurs du canton Zédi à suivre cet exemple. « C’est cela le fond de ma politique. […] Il y a beaucoup de défis à relever. Pour cela, il faut être unis et s’entendre », a-t-il soutenu avec conviction.
Son engagement ne se limite pas aux paroles. L’opérateur économique s’est également engagé sur des questions concrètes comme la propreté du village de Bôkô, promettant de trouver les moyens nécessaires pour offrir un cadre de vie sain aux habitants.
Présent à la cérémonie, le sous-préfet de Yopohué, Ouattara Kouassi, a salué le rôle économique crucial des femmes en milieu rural, soulignant la pertinence des actions menées. La cérémonie a été marquée par un sketch émouvant présenté par les femmes, illustrant les risques de l’accouchement et renforçant la légitimité de leur célébration.
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Alors que les actions de Légré Germain à Ouragahio continuent de marquer les esprits, la question de son avenir politique reste ouverte. S’il affirme que « ce ne sera pas maintenant », il laisse la porte ouverte à un futur témoignage et, peut-être, à un engagement différent. Pour l’heure, son action se concentre sur l’essentiel : l’humain et le développement communautaire.
Franck Singa





