Organisés régulièrement pour décrypter les défis politiques ivoiriens, Les Rendez-vous du RHDP ont une nouvelle fois capté l’attention ce mercredi 16 avril 2025. Au siège du parti à Cocody, le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole principal du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), a livré une analyse sans concession sur les accusations d’« inféodation » de la Commission Électorale Indépendante (CEI) au pouvoir.
Face à une opposition qui tente de « parasiter le débat politique », le ministre a rappelé l’historique des réformes de la CEI sous le président Alassane Ouattara, tout en dénonçant une stratégie de « diversion » visant à délégitimer le processus électoral en cours.
Une question brûlante : La CEI est-elle aux ordres du RHDP ?
La Commission Électorale Indépendante est-elle inféodée au RHDP, comme tente de le faire croire l’opposition ? Cette accusation relève de la manipulation. La CEI est une institution républicaine, fruit de consensus successifs.
Kobenan Kouassi Adjoumani
Pour le porte-parole, cette polémique cache une réalité plus crue : l’opposition, « sûre de sa défaite », chercherait à justifier par avance son refus de reconnaître les résultats de la présidentielle d’octobre 2025.
Deux Arguments Imparables
D’abord, la CEI, une institution républicaine, pas un outil partisan
Sur ce point, le ministre a insisté sur l’origine multipartite de la Commission :
« La CEI n’est ni l’œuvre ni l’invention du RHDP. Ses missions et son fonctionnement sont régis par des lois votées avec l’accord de toutes les forces politiques. »
Deuxièment, les réformes consensuelles sous Ouattara
De plus, l’Eléphant blanc du Zanzan a rappelé que la CEI a connu quatre réformes majeures depuis 2014, intégrant les recommandations de dialogues politiques et d’instances internationales (CEDEAO, UA, ONU).
« Ces réformes traduisent l’ouverture d’un régime attaché à la démocratie. Le RHDP n’a jamais imposé de loi unilatérale pour contrôler la CEI. »
L’opposition face à ses contradictions : Échecs locaux et double discours
Le porte-parole du RHDP n’a pas manqué de pointer les incohérences de l’opposition :
« Si la CEI était contrôlée par le RHDP, comment expliquer les défaites du RHDP à Cocody, au Plateau ou même à Port-Bouët ? Pourquoi l’opposition ne conteste-t-elle que ses propres échecs ? »
Des régions comme le Bélier ou la Nawa, historiquement acquises au RHDP, ont basculé lors de scrutins locaux récents. Preuve, selon lui, que « les urnes parlent librement ».
La CEI, inféodée aux lois, pas au RHDP
Sur ce point, Kobenan Kouassi Adjoumani a cité Mamadou Koné, ancien président du Conseil Constitutionnel : « Les commissaires de la CEI, bien que proposés par des partis, prêtent serment de neutralité. Ils œuvrent pour la Nation, pas pour leur parti d’origine. »
Une mise en garde a été adressée aux partis comme le PDCI ou le PPA-CI, accusés de « violer la neutralité » en exigeant le retrait de leurs représentants :
« Quiconque influence un commissaire après sa prestation de serment commet un parjure. La justice veillera. »
Présidentielle 2025 : le RHDP en mode campagne
Alors que l’opposition multiplie les « revendications fantaisistes », le RHDP affiche sa sérénité :
« Nos militants trépignent d’impatience. Nous gagnerons au premier tour, sans manipulation, grâce à notre bilan. »
Le parti promet une campagne axée sur : les réalisations économiques (croissance à 7% en 2024), les infrastructures (ponts, écoles, centres de santé) et la stabilité post-crise.
« L’opposition craint les urnes. Nous, nous les respectons. Le 25 octobre 2025, les Ivoiriens choisiront la continuité », a lancé le ministre.
Un appel à la mobilisation
En clôture, Kobenan Kouassi Adjoumani a lancé un mot d’ordre clair : « Mobilisons-nous pour une présidentielle paisible. La CEI est indépendante, le RHDP est prêt. L’opposition échouera à instaurer une transition illégitime. »
Jean Michel





