La maternité à Gagnoa représente bien plus qu’une simple infrastructure sanitaire. Abel Djohoré, originaire du village de Grand-Gbassi, a conçu ce projet avec une vision claire : rapprocher les soins de santé des populations rurales. Par ailleurs, cette initiative s’inscrit dans sa conception personnelle de l’engagement politique.
« Quand on fait la politique, c’est pour le bien-être des parents. C’est cela ma vision de la politique », explique le PCA de la Sodexam lors de sa visite du chantier samedi dernier. En conséquence, il a sollicité le ministère de la Santé pour que l’établissement porte le nom de « Djawéhi », en hommage à sa génitrice.
Une maternité à Gagnoa équipée aux normes modernes
Notamment, les travaux de cette maternité ont débuté il y a six mois et affichent désormais un niveau d’avancement remarquable. D’une part, l’établissement sera doté d’équipements de dernière génération. D’autre part, un dispensaire complémentaire est également en construction sur le site.
Selon Abel Djohoré, cette réalisation répond à un besoin critique : « Selon le ratio, nous avons besoin d’un centre de santé, en occurrence une maternité dans ce village. » Ainsi, cette infrastructure desservira les dix villages du canton, réduisant considérablement les distances pour les femmes en travail.
L’impact transformateur sur la région de Gagnoa
Auparavant, les habitants de la sous-préfecture de Dahiépa-Kéhi, forte de plus de 20 000 âmes, devaient parcourir de longues distances pour accéder aux soins obstétricaux. Désormais, grâce à cette maternité à Gagnoa, les évacuations d’urgence vers le chef-lieu régional seront facilitées.
En outre, ce projet s’inscrit dans une dynamique de développement plus large initiée par le président Alassane Ouattara. Récemment, le village a bénéficié de l’eau courante, du reprofilage régulier des voies et de la construction d’un pont à l’entrée du village.
Un financement innovant grâce à la fondation Lonaci
Particulièrement, le financement de cette maternité illustre une approche novatrice de redistribution des richesses. Abel Djohoré a mené ses démarches auprès de la fondation Lonaci, structure spécialisée dans la redistribution des bénéfices du secteur des jeux.
« C’est ainsi que mon rêve est en train de devenir réalité », se réjouit l’initiateur du projet. Finalement, cette collaboration démontre l’efficacité des partenariats public-privé dans le développement des infrastructures sanitaires rurales.
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Cette maternité à Gagnoa symbolise parfaitement la transformation des soins de santé en milieu rural ivoirien, alliant hommage familial et service public exemplaire.
Alfred Zeus





