Le silence oppressant de la nuit a été déchiré vers 4 heures du matin. Dame Tan Ama Kra Chantal, une commerçante de 50 ans, le visage marqué par la panique, a franchi les portes du Commissariat de Police de Tanda. Ses mots, chargés d’angoisse, ont fait état d’une découverte macabre : un corps sans vie gisait dans une cour du quartier Dioulabougou 1.
Quels sont les derniers détails sur le Meurtre à Tanda ?
Immédiatement dépêchés sur les lieux, les officiers de police ont été confrontés à une vision d’horreur. Au milieu d’une cour non clôturée, en bordure de route, le corps d’une femme, à moitié nu, simplement vêtu d’un caleçon noir, gisait sur le dos. Des briques, armes sordides d’une fureur meurtrière, recouvraient partiellement sa dépouille. La scène glaçait le sang. Des traînées sombres, témoins silencieux d’un dernier déplacement forcé, menaient d’une modeste maison d’une pièce jusqu’au lieu du crime horrible.
À l’intérieur de cette pièce, l’horreur continuait. Sur un matelas souillé, la lame brisée d’un couteau. Près du corps, à l’extérieur, son poignet. Une paire de chaussures d’homme abandonnée complétait ce tableau funeste. L’identité de la victime a été rapidement établie : il s’agissait de Dame Pokou Ama Reine, 49 ans, une ménagère discrète, vivant seule avec sa jeune nièce de 11 ans, Appoh Abenan Pascaline.
Où en est l’enquête concernant le Meurtre à Tanda ?
Le Docteur N’Zi Jean Claude, de l’hôpital général de Tanda, a procédé aux constatations. Son diagnostic fut sans appel : multiples plaies par arme blanche sur tout le corps et, stigmate d’une violence inouïe, le crâne littéralement écrasé par les briques. La mort, brutale et instantanée, ne faisait aucun doute.
Mais dans cette nuit de cauchemar, une lueur d’espoir pour la justice est apparue. Dame Kouman Abenan Albertine, 19 ans, témoin oculaire du drame, a livré un témoignage glaçant. Elle a vu le meurtrier présumé s’éloigner, et ses paroles résonnent encore : « Moi je l’ai tué hein. J’ai fini de la tuer », aurait-il déclaré, dans un aveu terrible de son forfait.
Qui est Ouattara Souleymane, le suspect principal dans le Meurtre à Tanda ?
Grâce à sa description, une patrouille a rapidement localisé un individu correspondant à la gare d’Assafo. Assis sur un banc, pieds nus, l’homme semblait ailleurs. Identifié comme Ouattara Souleymane, 35 ans, conducteur de moto taxi, il s’est montré extrêmement violent lors de son interpellation, visiblement sous l’influence de stupéfiants.
La tragédie prend une tournure encore plus sombre : Ouattara Souleymane serait le cousin de la victime, recueilli par la mère de celle-ci après le décès de sa propre mère. Connu pour sa toxicomanie et ses menaces répétées envers les habitants, le lien familial n’a visiblement pas freiné sa folie meurtrière. Confronté aux chaussures trouvées sur la scène de crime, il les a reconnues comme étant les siennes.
Le Meurtre à Tanda a été consigné (OP Nº502/PU-TDA). Le corps a été rendu à la famille éplorée sur instruction du substitut résident. L’enquête se poursuit activement pour élucider les circonstances exactes et les motivations profondes de cet acte barbare qui a plongé Tanda dans l’effroi. La justice est en marche, mais la cicatrice de cette nuit sanglante restera gravée dans les mémoires.
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Alfred Zeus





