L’ambiance était électrique ce samedi 20 décembre à Galébré. Sur invitation de leur fille, Myss Belmonde Dogo, les femmes de la sous-préfecture sont sorties en masse pour un meeting crucial. Cet événement marquait le lancement officiel de la campagne électorale de la ministre pour les prochaines législatives. D’emblée, elle a placé son discours sous le signe de la reconnaissance féminine.
« Ma force, ce sont les femmes. Si les femmes me lâchent, je tombe. Si les femmes tiennent, je vais tenir », a-t-elle déclaré avec émotion. Par ailleurs, elle a salué le soutien discret des chefs traditionnels et a remercié les cadres de Galébré pour leur initiative. Selon elle, ces derniers ont décidé de parler d’une seule voix pour lui apporter un soutien sans faille.
Un bilan et des projets au cœur de la campagne électorale
Ensuite, la candidate a dressé le bilan de son action. Elle a rappelé les dossiers défendus à l’Assemblée nationale avant son entrée au gouvernement. Depuis son poste de ministre de la Lutte contre la pauvreté, elle affirme avoir continuellement œuvré pour Galébré. Concrètement, cela s’est traduit par la construction d’un pont métallique, divers forages et, dernièrement, l’inauguration du château d’eau de Galébré.
« On fait la politique pour apporter un changement dans la vie de nos parents, a-t-elle souligné. Tous mes villages ont bénéficié de quelque chose. » Toutefois, elle met en avant une discrétion proverbiale : « Si je donne avec la main gauche, la main droite ne doit pas le savoir. » Sa campagne électorale s’appuie donc sur ce bilan de réalisations tangibles.
Les promesses phares pour une campagne électorale tournée vers 2030
Pour la suite, Belmonde Dogo a des ambitions claires. Elle veut poursuivre son travail jusqu’en 2030. « 2025, c’est la consécration. Quand je finis ce mandat en 2030, Galébré doit avoir son bitume, le bitume Issia-Gagnoa sera fait et le collège de Galébré deviendra lycée », a-t-elle dévoilé. Cette vision structurée pour les cinq prochaines années vise à rassurer les électeurs sur la pérennité des projets.
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De plus, elle estime que sa connaissance intime du terrain est un atout décisif. « Je vais battre les adversaires qui parlent sans connaître les réalités de la zone. Je ne suis pas une politicienne de la ville. Je suis sur le terrain avec vous », a-t-elle lancé à la foule. Finalement, elle a conclu sur un appel au calme, mais avec fermeté : « Allons pour une élection apaisée. Je vais protéger mon vote. Celui qui viendra dans l’intention de casser une seule urne va me trouver sur son chemin. Ce n’est pas la ministre qui parle, mais la candidate. » Cette déclaration marque le ton d’une campagne électorale déterminée.
Franck Singa





