La 14ᵉ assemblée générale extraordinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF), tenue ce mercredi 12 mars au Caire, a confirmé Patrice Motsepe dans son rôle de président. Sans adversaire pour lui contester la place, le milliardaire sud-africain a été réélu pour un second mandat de quatre ans. « Notre priorité reste le développement du football africain, des infrastructures à la formation des jeunes talents », a-t-il déclaré, en présence de Gianni Infantino, président de la FIFA.

Patrice Motsepe président de la CAF : objectifs pour son deuxième mandat
Cette réélection consolide la vision de Patrice Motsepe, initiée en 2021, avec des projets comme la Ligue des Champions Africaine réformée ou l’augmentation des primes pour les sélections nationales. Un bilan salué par de nombreux acteurs, malgré des défis persistants comme la gestion des arbitres ou la transparence financière.
Samuel Eto’o intègre le comex : Un symbole fort pour le football africain
Parmi les temps forts de cette assemblée, l’entrée de Samuel Eto’o au comité exécutif de la CAF a marqué les esprits. Le légendaire attaquant camerounais, seul candidat proposé par l’Union des Fédérations de Football d’Afrique Centrale (UNIFFAC), a été élu par acclamation. Toutefois, contrairement aux rumeurs, l’ancien joueur de 44 ans ne succédera pas à son compatriote Seidou Mbombo Njoya comme vice-président.
Selon des sources internes, Patrice Motsepe aurait privilégié l’expérience du Gabonais Pierre-Alain Mounguengui (67 ans) pour ce poste stratégique. Eto’o devrait quant à lui diriger une commission technique, renforçant ainsi son influence sur les questions sportives. Une décision qui souligne l’équilibre recherché entre jeunesse et expertise au sein de l’instance.
Ahmed Yahya au Conseil de la FIFA : La Mauritanie à l’honneur
Autre nomination remarquée : celle du Mauritanien Ahmed Yahya, désormais membre du Conseil de la FIFA. Président de la Fédération de Mauritanie depuis 2011, Yahya incarne l’émergence des « petites nations » africaines sur la scène internationale. Son élection, avec 35 voix sur 53, contraste avec l’échec cuisant du Sénégalais Augustin Senghor, qui n’a recueilli que 13 suffrages.
Cette victoire consacre une décennie de travail pour Yahya, qui a notamment porté la première qualification de la Mauritanie en Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2019). « C’est une fierté pour notre pays et un signal fort pour le football ouest-africain », a-t-il réagi.
Désillusions et renouvellement générationnel
L’assemblée n’a pas souri à tous. Outre Augustin Senghor, l’Ivoirien Yacine Idriss Diallo a également essuyé un revers. En revanche, le Nigérien Djibrilla Hima Hamidou, surnommé « Colonel Pelé », a créé la surprise en décrochant un siège au Conseil de la FIFA avec le soutien de 35 fédérations.
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Du côté féminin, la Comorienne Kanizat Ibrahim remplace la Sierra-Léonaise Isha Johansen, confirmant une timide ouverture vers une meilleure représentation des femmes dans les instances dirigeantes.
Nouveaux visages, nouvelles ambitions
Parmi les nouveaux membres du comex de la CAF, on retiendra les noms de Walid Sadi (Algérie), Wallace John Karia (Tanzanie) ou encore Bestine Kazadi (Congo). Autant de profils appelés à moderniser la gouvernance du football africain.
Du côté de la FIFA, les six représentants africains incluent désormais le Marocain Fouzi Lekjaa et l’Égyptien Hany Abou Rida, symboles d’un continent en quête de leadership global.
Jean Michel





