La route vers la Présidentielle 2025 à Gagnoa se dessine déjà, et les appels à la sérénité se multiplient. Ce fut le cas récemment à Doukouyo, dans le canton Bamo (sous-préfecture de Gnagbodougnoa), où la ministre de la Cohésion Nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, Belmonde Dogo, a rencontré les chefs traditionnels et les populations locales. Initialement axée sur la « Cohésion sociale et développement du canton Bamo« , la rencontre a inévitablement abordé l’échéance politique à venir.

Le message de Belmonde Dogo pour la Présidentielle 2025 à Gagnoa
Face aux gardiens de la tradition, Belmonde Dogo n’a pas mâché ses mots concernant la Présidentielle 2025 à Gagnoa. Son objectif : s’assurer que ce scrutin se déroule dans un climat de paix. Elle a ainsi investi les chefs traditionnels d’une mission cruciale : user de leur influence pour prévenir toute dérive. « Ne permettez à aucun homme politique d’entrer dans le canton Bamo pour semer la division », a-t-elle insisté. Ajoutant :
Votre devoir est de nous ramener à l’ordre si nous empruntons le chemin de la dérive. Ne laissez pas les messages de violence circuler dans nos villages et campements.
Belmonde Dogo
La ministre a clairement défini le type de discours à accueillir : « Un homme politique qui vient parler de paix, de cohésion, de développement, vous le recevez. S’il vient vous parler de casse, dites-lui que Bamo a besoin de bitume, d’eau courante, de sous-préfecture et de centre de santé. C’est cela la réalité ». Ce message pragmatique vise à recentrer le débat politique sur les attentes concrètes des populations.
Prioriser le développement local sur l’émotion politique
Belmonde Dogo a également souligné un point sensible : selon elle, les populations locales se sont trop longtemps laissées guider par l’émotion politique, au détriment du développement local. « Il est temps qu’on ouvre nos yeux (…) parce qu’on n’a pas compris que le développement passe avant tout, nous nous sommes laissés emporter par les émotions. Il est temps de sortir des émotions pour réclamer notre part de développement », a-t-elle martelé, liant directement la stabilité issue d’une Présidentielle 2025 à Gagnoa apaisée à la capacité de la région à progresser.
Les doléances du canton Bamo au cœur des échanges
Avant l’intervention de la ministre, Georges Siaba, porte-parole désigné, avait énuméré les doléances pressantes des habitants du canton Bamo. Parmi celles-ci :
L’ouverture effective de la sous-préfecture de Doukouyo (créée en 2010), le reprofilage lourd des routes, la construction d’un château d’eau, l’électrification des villages restants, la construction et l’équipement d’un centre de santé, incluant une ambulance et un meilleur accès aux filets sociaux pour les populations vulnérables.
En réponse, Belmonde Dogo s’est engagée à être leur intermédiaire auprès des instances décisionnelles. « Je viens ici pour vivre vos réalités (…) C’est ensemble que nous allons apporter les réponses aux attentes des parents. Je suis venue, je deviens votre porte-parole », a-t-elle promis, assurant que les préoccupations de Gagnoa, et spécifiquement du canton Bamo, seraient relayées.
Cette rencontre souligne l’importance de la cohésion sociale et du rôle des autorités traditionnelles dans la perspective de la Présidentielle 2025 à Gagnoa, en liant étroitement paix civile et progrès local.
Le chef de la diplomatie française en Algérie pour renouer le dialogue entre Paris et Alger
Franck Singa





