Le samedi 26 avril 2025 – La Réception d’œuvres d’art à Bondoukou marque un tournant culturel pour cette ville historique de Côte d’Ivoire. Grâce à l’initiative de Daouda Ouattara, un fils de la région établi à Lyon, des pièces emblématiques, parties pour l’Europe dans les années 1980, retrouvent leur terre d’origine. Cette restitution renforce le patrimoine local, stimule le tourisme et valorise la recherche universitaire. Retour sur un événement symbolique, célébré lors d’une cérémonie officielle au Musée de Bondoukou.

Parmi les trésors rendus figurent, entre autres, des tampons du prince Adingra, des statuettes Lobi, des photographies anciennes de Bondoukou datant du XIXᵉ siècle, ainsi que des drapeaux historiques reconstitués, comme celui d’Arthur Verdier, premier pionnier français en Côte d’Ivoire.
Nous avons redonné vie à des symboles oubliés, comme le drapeau de la France libre avec la croix de Lorraine.
Daouda Ouattara
Une reconstitution historique pour valoriser le patrimoine
La Réception d’œuvres d’art à Bondoukou ne se limite pas à une simple restitution. Elle s’accompagne d’une démarche pédagogique. Des mini-vitrines ont été conçues pour exposer les artefacts, auparavant présentés à même les tables. « Les œuvres méritent une mise en valeur digne de leur histoire », insiste Daouda Ouattara.
Une exposition photo retraçant l’histoire de Bondoukou et des peuples Lobi a également été organisée. Des documents de voyage de colons, remis à l’Université de Bondoukou, offrent désormais aux chercheurs et étudiants des ressources inédites pour étudier le passé régional.
L’impact de la Réception d’œuvres d’art à Bondoukou sur le tourisme local
Selon Bema Ouattara, directeur du Musée de Bondoukou, cette initiative a déjà transformé la fréquentation du lieu. « Depuis 2023, nous avons accueilli plus de 5 000 visiteurs étrangers », précise-t-il. Après une première livraison d’œuvres en 2024, le nombre de visiteurs a triplé, boostant l’attractivité du musée.

La Réception d’œuvres d’art à Bondoukou positionne aussi la ville sur la scène culturelle internationale. « Ces pièces authentiques renforcent notre compétitivité face aux autres musées nationaux et internationaux », se réjouit Bema Ouattara.
Daouda Ouattara : un engagement au service de sa terre natale
Interrogé sur sa motivation, Daouda Ouattara souligne son attachement à Bondoukou : « Je suis un fils de la région. Restituer ces œuvres, c’est rendre hommage à nos ancêtres et inspirer les jeunes générations ». Son action, financée sur ses propres fonds, inclut également des dons à l’université, comme des archives architecturales ou des carquois, prises de guerre de Samory Touré.
Le bienfaiteur annonce que d’autres livraisons suivront : « Environ 200 œuvres sont encore en France. Elles rejoindront progressivement le musée ». Une promesse qui laisse entrevoir un avenir florissant pour le patrimoine bondoukous.
Grâce à la Réception d’œuvres d’art à Bondoukou, la ville s’affirme comme un pôle culturel incontournable. Selon Bema Ouattara, les retombées sont multiples : L’attrait touristique accru avec des visiteurs curieux de découvrir des pièces uniques, la dynamisation de la recherche universitaire via des documents historiques accessibles. Enfin la fierté locale renforcée, comme le souligne un habitant présent à la cérémonie : « Ces œuvres nous reconnectent à notre identité ». A lire aussi : Campagne OQSF-CI à Bouna: les outils financiers de l’État à la portée des citoyens
Jacques Anderson





