Ce vendredi 23 janvier 2026, le président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, a officialisé un remaniement ministériel. Sur proposition du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Robert Beugré Mambé, le décret n°2026-08 portant nomination des membres du gouvernement a été signé au Palais de la Présidence de la République.
Par ailleurs, cette recomposition gouvernementale intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. En effet, les observateurs scrutent avec attention les choix du chef de l’État, notamment concernant la représentation régionale et la répartition des portefeuilles ministériels.
L’éviction inattendue d’un pilier du RHDP
Grande surprise dans ce remaniement ministériel : Kobenan Kouassi Adjoumani, celui que le président Alassane Ouattara appelle affectueusement « mon ami », n’a pas été reconduit dans ses fonctions. Cette absence marque un tournant significatif dans l’architecture gouvernementale ivoirienne.
De plus, cette décision laisse toute la région du Gontougo sans aucun ministre, soulevant des interrogations quant au respect de l’équilibre géopolitique. Pourtant, lors de la récente campagne présidentielle, le président Ouattara avait souligné à Bondoukou son attachement particulier à cette ville où son père, El Hadj Abdramane Ouattara, a enseigné.
Une absence qui interroge les militants
À Bondoukou, plusieurs militants du RHDP s’interrogent légitimement sur les raisons de cette éviction. Néanmoins, selon plusieurs observateurs politiques avisés, le président Alassane Ouattara prévoit de nommer Kobenan Kouassi Adjoumani à la tête d’une institution importante.
En outre, cette hypothèse semble cohérente au regard du parcours de l’intéressé. Porte-parole principal du RHDP, Kobenan Kouassi Adjoumani a occupé depuis des années une place stratégiquement importante au sein de la machine du parti au pouvoir. Véritable bouclier du président contre l’opposition, il n’hésite jamais à aller au charbon pour protéger le chef de l’État, quitte à prendre des coups.
La composition du nouveau gouvernement
Masséré Touré-Koné, secrétaire générale de la Présidence de la République, a procédé à l’annonce officielle des nominations. Ainsi, Téné Birahima Ouattara devient vice-Premier ministre, ministre de la Défense, tandis que Madame Anne Désirée Ouloto-Lamizana est nommée ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration.
Parallèlement, Madame Nialé Kaba conserve son poste de ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Jean Sansan Kambilé devient garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’homme. Le général Vagondo Diomandé hérite du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, un portefeuille régalien stratégique.
Concernant les postes économiques clés, Adama Coulibaly prend les rênes du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget. Mamadou Sangafowa Coulibaly devient ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie. Bruno Nabagné Koné dirigera l’Agriculture, le Développement rural et les Productions vivrières.
D’autre part, ce remaniement ministériel comprend également plusieurs ministres délégués. Bernard Kini Comoé est notamment chargé des Productions vivrières, tandis que Jean-Louis Moulot s’occupe de l’Enseignement technique.
Les prochaines étapes
Le premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement se tiendra le samedi 24 janvier 2026, à 11 heures, au Palais de la Présidence de la République. Cette première réunion permettra de définir les orientations prioritaires de l’action gouvernementale.
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Alfred Zeus





