Le retrait des cartes d’électeur constitue une étape décisive du processus électoral. Jeudi 2 octobre 2025, dans la salle de presse de la Préfecture de Bondoukou, Bamba Sindou, commissaire superviseur de la Commission électorale indépendante (CEI) pour les régions du Gontougo et du Bounkani, a rencontré le corps préfectoral, les forces de défense et de sécurité, ainsi que les chefs traditionnels, religieux et leaders communautaires. L’objectif est clair : informer et mobiliser les électeurs en vue de la présidentielle prévue le 25 octobre 2025.

Une sensibilisation pour éviter les retards le jour du scrutin
D’entrée, Bamba Sindou a rappelé que la liste électorale définitive, arrêtée depuis le 4 juin 2025, compte 8 727 431 électeurs inscrits. Il a précisé que les anciennes cartes d’électeurs ne sont plus valables et que de nouvelles cartes ont été imprimées. La période fixée pour le retrait des cartes d’électeur s’étend du 11 au 20 octobre dans les lieux habituels de vote, notamment les écoles primaires et les places publiques des villages.
Selon lui, ce calendrier vise à limiter les attroupements le jour du scrutin et à garantir un processus fluide.
Il est préférable que chacun prenne cinq à dix minutes pour retirer sa carte avant le 20 octobre, afin d’éviter l’engorgement.
Bamba Sindou, commissaire superviseur CEI
Des conditions précises pour le retrait des cartes d’électeur
Pour obtenir leur carte, les électeurs doivent présenter certains documents. Il s’agit soit de la carte nationale d’identité en cours de validité, soit du récépissé de demande de carte nationale d’identité, ou encore du récépissé d’enrôlement pour les nouveaux inscrits. Cette exigence vise à sécuriser le processus et à empêcher toute tentative de manipulation.
De même, Bamba Sindou a souligné un point essentiel : le retrait des cartes d’électeur doit être effectué personnellement par le citoyen concerné. « Aucun agent distributeur ne remettra une carte à un tiers », a-t-il martelé, mettant en garde contre les dérives politiques ou familiales qui consistent à vouloir collecter des cartes pour d’autres.
Un dispositif sécuritaire renforcé pour la transparence
Les forces de défense et de sécurité, présentes à la rencontre, ont été appelées à veiller au bon déroulement de cette opération. Les horaires de retrait sont fixés de 8h à 13h et de 14h à 17h, y compris les week-ends. Cette flexibilité permet aux populations, souvent prises par leurs activités professionnelles et agricoles, de se rendre disponibles.
En cas de non-retrait avant le 20 octobre, les cartes restantes seront acheminées vers les bureaux de vote le jour du scrutin. Toutefois, cette option reste moins favorable, car elle risque de provoquer des retards et des tensions dans les files d’attente.
Une responsabilité partagée par tous
À travers ce message, Bamba Sindou interpelle particulièrement les leaders communautaires et religieux, ainsi que les associations de jeunes et de femmes, afin qu’ils relaient l’information auprès des populations. Il a rappelé que le retrait des cartes d’électeur n’est pas une simple formalité, mais un acte citoyen qui conditionne la participation au choix du futur président.
Il a également invité les familles à éviter la délégation de cette responsabilité. « Le mari ne peut pas aller retirer la carte de son épouse, ni le père celle de son enfant. Chacun doit se présenter personnellement », a-t-il insisté. Cette règle vise à préserver l’intégrité du processus électoral et la liberté de chaque citoyen dans l’expression de son vote.
Vers une présidentielle apaisée à Bondoukou
Enfin, le commissaire superviseur a exhorté les électeurs à privilégier la discipline et le respect mutuel durant toute l’opération. Selon lui, la réussite du retrait des cartes d’électeur constitue un gage de transparence et de crédibilité du scrutin présidentiel à venir.
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En mettant l’accent sur la sensibilisation et l’implication de tous, la CEI espère ainsi garantir une élection apaisée et inclusive, dans le respect des règles démocratiques.
Alfred Zeus





