Séminaire régional de formation islamique à Gouméré : Ouattara Abou-Bakar soutient la jeunesse
Le Gontougo a vibré au rythme de la foi et du civisme lors de la 14e édition du Séminaire régional de formation islamique (SERFIG). Organisé par l’AEEMCI, cet événement majeur a rassemblé des...

La ville de Gouméré a accueilli, du 4 au 9 avril 2026, un événement marquant pour la communauté éducative : le Séminaire régional de formation islamique (SERFIG). Initiée par l’Association des élèves et étudiants musulmans de Côte d’Ivoire (AEEMCI), cette rencontre a mobilisé une jeunesse déterminée à concilier foi religieuse et responsabilités sociétales. Sous la coordination de Touré Moussa, secrétaire régional de l’AEEMCI, les participants ont exploré des thématiques cruciales pour leur avenir.
Points forts
Un Séminaire régional de formation islamique soutenu par des modèles de générosité
Le succès de ce rassemblement repose en grande partie sur l’appui de figures locales inspirantes. Cette année, le parrainage était assuré par Ouattara Abou-Bakar, gouverneur du District 9101 du Rotary International. Bien qu’empêché, il a été représenté par El Hadj Diabagaté, qui a transmis un message d’encouragement fort. Ce dernier a mis en avant la générosité légendaire du parrain, rappelant ses actions passées, comme le don d’un véhicule de 70 millions de francs CFA au COSIM régional du Gontougo ou ses projets de rénovation pour la grande mosquée de Bondoukou.

Pour soutenir concrètement l’organisation, El Hadj Diabagaté a remis une enveloppe de 1 500 000 francs CFA au nom du parrain. Il était accompagné de Mory Kamagaté, surnommé « Mory Trésor », un cadre de Bondoukou dont l’implication a été déterminante pour la tenue de ce Séminaire régional de formation islamique. Ensemble, ils ont exhorté les jeunes à devenir des modèles exemplaires au sein de la société ivoirienne.
Les enjeux de la formation et de la transition numérique au cœur des échanges
Au-delà de l’aspect spirituel, le séminaire s’est voulu un laboratoire d’idées. Le Dr Amadou Koffi Ibrahim, formateur et panéliste, a souligné que la jeunesse est aujourd’hui confrontée à une crise identitaire profonde. Selon lui, la solution réside dans une formation solide, mêlant tradition prophétique et compréhension des enjeux géopolitiques actuels.

Par ailleurs, un accent particulier a été mis sur la transition numérique. À une époque où les réseaux sociaux peuvent devenir des vecteurs de déviance, le Dr Ibrahim a insisté sur l’usage responsable des outils digitaux. De son côté, Touré Moussa a rappelé que l’objectif majeur reste de « canaliser nos frères et sœurs » face aux mutations sociales, afin qu’ils ne perdent pas le nord.
Un engagement citoyen qui dépasse la simple spiritualité
L’AEEMCI a prouvé que la religion est un levier de développement social. En marge des conférences, une opération de don de sang a été organisée. Cette action symbolise la volonté des élèves et étudiants musulmans de contribuer activement à la santé publique et de montrer que leur engagement est aussi bien spirituel que citoyen.

Ce Séminaire régional de formation islamique dans le Gontougo s’est achevé sur un appel à l’unité. Touré Moussa a invité tous les jeunes à rejoindre l’AEEMCI pour bénéficier d’un encadrement de qualité, tout en sollicitant un accompagnement plus accru des autorités pour pérenniser ces missions éducatives essentielles.
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Jacques Anderson



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