Le 14 février 2025 – Le ministre d’État, Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l’agriculture, du développement rural et des productions vivrières, a procédé à la signature de la convention de cession de la gestion des Zones Agro-Industrielles (ZAI) dédiées à l’anacarde à l’immeuble CAISTAB, à Abidjan. Cette initiative audacieuse vise à catalyser la transformation locale de l’anacarde et à consolider la position de la Côte d’Ivoire sur le marché mondial.
- Comment la convention de cession de la gestion des Zones Agro-Industrielles favorise la transformation locale de l’anacarde ?
- Investissements massifs et vision à long terme : cap sur la transformation locale
- Des infrastructures de pointe : les Zones Agro-Industrielles au cœur de la stratégie
- Convention de cession de la gestion des Zones Agro-Industrielles : vers un leadership ivoirien dans la transformation de l’anacarde ?

Comment la convention de cession de la gestion des Zones Agro-Industrielles favorise la transformation locale de l’anacarde ?
Ce passage de relais, impliquant la Société de Gestion et de Développement des Infrastructures Industrielles (SOGEDI) et le CCA, est plus qu’une simple formalité administrative. Il s’agit d’une décision stratégique visant à confier la gestion des ZAI directement à la filière. Cette importance réside dans la volonté de donner plus de contrôle aux acteurs de la filière, ceux qui connaissent le mieux les défis et les opportunités du secteur.
La présente cérémonie…revêt pour nous et pour la filière anacarde, un caractère extrêmement important.
Le ministre d’État Adjoumani
Diomandé Mamadou, Directeur général de la SOGEDI, s’est également félicité de cette initiative, y voyant un levier de croissance pour l’ensemble de la filière.
Investissements massifs et vision à long terme : cap sur la transformation locale
Ce projet ambitieux s’inscrit dans une stratégie gouvernementale plus large de transformation structurelle de l’économie ivoirienne. Le financement du Projet de Promotion de la Compétitivité de la chaîne de valeur de l’Anacarde par la Banque Mondiale, via son Guichet BIRD Enclave, en témoigne.
« Ce projet…vise à renforcer les actions de cette institution en vue d’améliorer la productivité, la qualité des noix brutes de cajou et d’augmenter le volume de noix transformées localement, » explique le ministre Adjoumani. L’objectif est clair : transformer 50% de la production locale d’anacarde sur place d’ici 2030.
Des infrastructures de pointe : les Zones Agro-Industrielles au cœur de la stratégie
Trois Zones Agro-Industrielles ultramodernes, situées à Korhogo, Bondoukou et Séguéla, ont été construites par le Conseil du Coton et de l’Anacarde. Ces zones disposent d’infrastructures complètes, incluant voirie aménagée, installations électriques, château d’eau, réseau de télécommunication, entrepôts de stockage, ponts bascules, aires de séchage et station d’épuration. Ces installations sont cruciales pour attirer les investisseurs et faciliter l’installation d’unités industrielles.
La mise en exploitation de ces trois zones devrait permettre un accroissement de la capacité nationale de transformation d’au moins 150 000 tonnes à partir de la campagne 2026.
Convention de cession de la gestion des Zones Agro-Industrielles : vers un leadership ivoirien dans la transformation de l’anacarde ?
Le ministre d’État Adjoumani a insisté sur la nécessité d’une « bonne gestion des Zones Agro-Industrielles » et a sollicité le soutien du Ministère du Commerce et de l’Industrie pour atteindre cet objectif. Il a également remercié la Banque Mondiale pour son appui constant et félicité les opérateurs nationaux et internationaux qui se sont engagés à s’installer dans les ZAI.
Le succès de cette initiative dépendra de la capacité du CCA à gérer efficacement les ZAI, à attirer les investissements et à soutenir les opérateurs locaux. La convention de cession de la gestion des Zones Agro-Industrielles représente un tournant décisif pour la filière anacarde ivoirienne, ouvrant la voie à une croissance durable et inclusive. L’objectif est de faire de la Côte d’Ivoire un acteur majeur dans la transformation de l’anacarde au niveau mondial, créant ainsi des emplois et de la valeur ajoutée pour les communautés locales.
Jean Michel





