Le Groupement Professionnel des Usiniers du Riz (GPUR) place la souveraineté alimentaire au cœur de ses priorités. Créé pour fédérer les principaux acteurs de la transformation rizicole en Côte d’Ivoire, ce groupement entend relever un défi de taille : nourrir durablement les populations ivoiriennes avec du riz local.
- Comment le GPUR contribue-t-il à la souveraineté alimentaire en Côte d’Ivoire ?
- Une vision durable et inclusive de la filière rizicole
- Des résultats concrets pour une souveraineté alimentaire effective
- Un partenariat public-privé en faveur de la souveraineté alimentaire
- Les enjeux de la souveraineté alimentaire à travers la filière rizicole ivoirienne
Le 7 avril 2025, une délégation du GPUR a été reçue en audience par Kobenan Kouassi Adjoumani, Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural. Cette première rencontre officielle a permis de présenter les objectifs du groupement et de soumettre des recommandations concrètes pour dynamiser la filière rizicole. Le Ministre a salué cette initiative, l’inscrivant pleinement dans le cadre de la Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture (SNDR II).
Comment le GPUR contribue-t-il à la souveraineté alimentaire en Côte d’Ivoire ?
Le GPUR est constitué de dix unités industrielles implantées dans différentes régions du pays, au plus près des bassins de production. Parmi les membres figurent notamment SIPRIZ à Boundiali, GRS à Adzopé, CAP SIKAN à Ferkessédougou, CIDT à Séguéla et RICELAND à Touba. Ces unités jouent un rôle stratégique dans la collecte, la transformation et la distribution du riz local.
Ensemble, les usiniers ont formé un Groupement d’Intérêt Économique (GIE) afin de mutualiser les ressources, partager les innovations technologiques et promouvoir une gouvernance commune au service de la souveraineté alimentaire.
Une vision durable et inclusive de la filière rizicole
Le GPUR s’est donné plusieurs axes d’intervention pour renforcer l’autonomie alimentaire du pays. Ce sont : l’amélioration de la qualité des semences et du paddy, la modernisation des équipements de transformation, la valorisation du riz local sous la marque “Riz de Côte d’Ivoire”, l’accès facilité aux financements et aux infrastructures et la traçabilité complète du produit, du champ à l’assiette.
Ces efforts s’inscrivent dans une dynamique de sécurité alimentaire durable, en lien étroit avec les petits producteurs, les consommateurs et les institutions publiques.
Des résultats concrets pour une souveraineté alimentaire effective
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Grâce à ses membres, le GPUR affiche une capacité annuelle d’usinage de 250 000 tonnes de paddy et de 150 000 tonnes de riz blanchi. Environ 30 000 producteurs sont directement impactés par cette dynamique, pour un total estimé de 2 millions de consommateurs touchés chaque année. À cela s’ajoutent 330 emplois directs créés dans les différentes unités de transformation.
Le GPUR entend ainsi devenir le pilier du développement durable de la riziculture en Côte d’Ivoire, en positionnant le riz local comme un levier de souveraineté alimentaire et de croissance économique.
Un partenariat public-privé en faveur de la souveraineté alimentaire
Face à l’urgence d’une plus grande autonomie alimentaire, le Ministre Kobenan Kouassi Adjoumani a proposé l’organisation d’un séminaire national public-privé. Celui-ci réunira les institutions publiques, les banques et les opérateurs économiques pour accélérer la mise en œuvre de la SNDR II. L’objectif est clair : faire des agrégateurs du GPUR des acteurs centraux dans la structuration de la filière.
Les enjeux de la souveraineté alimentaire à travers la filière rizicole ivoirienne
Le GPUR symbolise une réponse pragmatique et structurée aux enjeux de la souveraineté alimentaire en Côte d’Ivoire. En fédérant les compétences, en modernisant les outils de transformation et en misant sur la qualité du riz local, le groupement trace les contours d’une autonomie alimentaire durable, inclusive et territorialisée. A lire aussi : Affaire Bredoumy Soumaïla: clarification apaisée d’Adama Bictogo.
Jean Michel





